Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Ce député MoDem veut faire de la résidence alternée le principe de base en cas de divorce des parents

lundi 27 novembre 2017 à 16:09 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

La proposition de loi du député de Vendée, Philippe Latombe, vise à "prioriser la résidence alternée dans les choix du juge des affaires familiales, pas à l'imposer" dit-il. Une résidence alternée qui n'est utilisée que dans 17% des cas. Qu'en pense t-on vu de Bourgogne?

La garde alternée bientôt généralisée?
La garde alternée bientôt généralisée? © Sipa - DURAND FLORENCE

21000 Dijon, France

C'est l'histoire d'un député qui a très mal vécu d'avoir du batailler pour obtenir la garde de ses filles une semaine sur deux après son divorce. C'est pourquoi, Philippe Latombe, député MoDem de Vendée, a décidé de soumettre une proposition de loi afin que la garde alternée soit désormais la règle et non plus l'exception.

Le député Vendéen, entend donc rééquilibrer tout ça. Il défend ce jeudi 30 novembre 2017 à l'Assemblée Nationale une proposition de loi (co-signée par une quarantaine de membres de son groupe) qui vise à "prioriser la résidence alternée dans les choix du juge des affaires familiales". Prioriser mais pas "imposer" nuance-t-il. Mais la double résidence de l'enfant doit être un principe de base et non plus une exception explique-t-il sauf en cas de "raison sérieuse".

Le député Vendéen, Philippe Latombe, veut que la garde alternée en cas de divorce soit examinée de manière prioritaire par le juge aux affaires familiales - Maxppp
Le député Vendéen, Philippe Latombe, veut que la garde alternée en cas de divorce soit examinée de manière prioritaire par le juge aux affaires familiales © Maxppp - IP3 PRESS

Philippe Latombe explique : "L'idée est de dire qu'aujourd'hui on est dans une phase où la société souhaite aller vers de la coparentalité beaucoup plus affirmée et donc c'est peut-être la première des options à regarder. Mais je tiens à préciser que c'est hors des cas de violences. Donc ce serait uniquement dans le cas de séparations qui se passent sans violences, sans difficultés autres que des désaccords entre les parents. Et dans le cas, uniquement, où le bien-être des enfants peut-être assuré par la résidence alternée".

Philippe Latombe

Valéry, 45 ans, est père de 3 enfants de 17, 16 et 11 ans à Chalon-sur-Saône

Valéry a divorcé de son épouse il y a DEUX ans. Un divorce "à l'amiable" qui a mal tourné. Aujourd'hui il est un farouche militant de la garde alternée et de ce projet de loi. Dans son cas, cela aurait pu changer la relation qu'il entretient avec sa progéniture. "L'un des grands problèmes du divorce c'est la dissymétrie entre la garde des enfants entre le père et la mère lorsque celle-ci n'est pas une garde alternée. Car le défaut de temps passé chez l'un des parents fini par manquer et peut aboutir à des catastrophes" explique ce père de famille. Valéry qui va plus loin.

"Les liens s'estompent et on fini plus ou moins rapidement par ne plus voir ses enfants alors qu'on les aime, qu'on fait tout pour eux. Les faits font que ces liens se distendent". Cela ne se serait pas produit si Valéry avait bénéficié d'office de la garde alternée. "J'aurais pu avoir un temps égal et au final une affection égale de la part de mes enfants".

Le témoignage de Valéry

Philippe Latombe, va défendre son projet de loi, ce jeudi 30 novembre 2017 dans l'hémicycle

Si cette loi devait passer, il ne s'agirait pas forcément d'imposer aux juges des affaires familiales de prononcer une résidence alternée -stricte- à 50-50 entre hommes et femmes. Et pour la mettre en place, les parents devraient toujours habiter dans la même ville ou le même quartier afin que les enfants puissent continuer à être scolarisés dans les mêmes établissements scolaires. Valéry, lui va continuer de se battre pour changer le mode de garde de ses enfants. Plus que jamais il veut une garde alternée.

Un projet de loi qui suscite des inquiétudes du côté des pédopsychiatres et autres psychologues

Certains professionnels de santé s'inquiètent du sort des petits, les enfants de moins de SIX ans, qui auraient plus besoin de la mère que du père dans les premières années. Des enfants qui nécessitent également d'une très grande stabilité pour se construire. Notamment une stabilité au niveau du logement. Sophie Jabot est psychologue à Marsannay-le-Bois près de Dijon. Elle, propose une solution, bien meilleure que ce projet de loi selon elle: la résidence alternée... des parents. "Puisque certains parents veulent divorcer, okay, qu'ils se séparent mais à eux de trouver un logement. Les enfants ne changent pas de lieux de vie. Ce sont les parents qui partent tour à tour et qui reviennent vers leurs enfants afin que le cadre environnemental reste à l'identique" précise cette professionnelle de santé.

Sophie Jabot psychologue à Marsannay-le-Bois

Garde alternée, la décision appartiendrait toujours au juge aux affaires familiales - AFP
Garde alternée, la décision appartiendrait toujours au juge aux affaires familiales © AFP - PATRICK KOVARIK

Selon une étude du ministère de la justice de 2013 seuls 17% des enfants de parents divorcés bénéficient de la résidence alternée. Tandis que 71 % des enfants de parents passés devant un juge résident chez la mère, 12 % chez le père.