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Ce qui attend les salariés au chômage partiel et les parents qui gardent leurs enfants à partir de juin

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Alors que le déconfinement approche, la ministre du Travail a annoncé que le taux de prise en charge de l’Etat pour le chômage partiel serait "un peu moins important" à partir du 1er juin. Les parents qui continuent à garder leurs enfants après cette date devront fournir une attestation de l'école.

A partir de juin, les parents qui gardent leurs enfants devront fournir une attestation de l'école pour bénéficier du chômage partiel. A partir de juin, les parents qui gardent leurs enfants devront fournir une attestation de l'école pour bénéficier du chômage partiel.
A partir de juin, les parents qui gardent leurs enfants devront fournir une attestation de l'école pour bénéficier du chômage partiel. © AFP - SABRI BENALYCHERIF / HANS LUCAS / HANS LUCAS

A cause de la pandémie de coronavirus, 11,3 millions de salariés français sont actuellement au chômage partiel (ou chômage technique), soit un million de plus que la semaine précédente et plus d'un salarié du privé sur deux en France. Un dispositif qui permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut, soit 84% du salaire net (100% pour le Smic). Pour l'instant, la facture, qui se monte à 24 milliards d’euros, est payée pour un tiers par l'Unédic (qui gère le régime d'assurance chômage) et pour deux tiers par l'Etat. Mais cela devrait bientôt changer.

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A partir de début juin (soit après trois semaines de reprise progressive de l'activité et des établissements scolaires), le gouvernement devrait en effet réduire la voilure : ce mercredi sur France Inter, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a précisé que "le taux de prise en charge de l'Etat" du dispositif serait "un peu moins important", même s'il n'y aura pas de "couperet le 1er juin" sinon "il y aurait un risque majeur".

De combien diminuera la prise en charge ? C'est "à discuter avec les partenaires sociaux", indique le ministère du Travail, même s’il ne s’agira pas, assure-t-il, de revenir au système existant avant le confinement. Les secteurs les plus touchés, comme l'hôtellerie-restauration, qui ne peut pas encore rouvrir, ne devraient pas connaître non plus le même sort.

La question des parents qui gardent leurs enfants

Les parents qui gardent leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler, ainsi que les personnes "vulnérables" et leurs conjoints, sont aussi concernés par ce changement. D'après des chiffres communiqués la semaine dernière par le ministère du Travail, cela représente 2 millions de personnes.

Si jusqu’à présent, ils disposaient d’un système d’indemnités journalières via un arrêt maladie (avec 90% de leur salaire brut), à partir du 1er mai, ils basculeront au système d’activité partielle, jusqu’à début juin. 

Au-delà de cette date du 1er juin, Muriel Pénicaud précise qu’il faudra, pour bénéficier du chômage partiel, présenter "une attestation" démontrant que l'école est fermée ou ne peut pas accueillir un enfant. Sans cette attestation, ils ne pourront donc pas prétendre au chômage partiel. Après la "période de transition" entre le 11 mai et la fin du mois de mai, l'activité et les écoles vont "se remettre en marche", a argumenté l'entourage de la ministre, si les conditions sanitaires évoluent favorablement.

Extrême inquiétude et incohérence

Un changement que n’approuve pas le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier : "Je ne suis pas inconscient du coût économique que représente le confinement, cette situation de crise et évidemment, le déploiement de l'activité partielle. Et je suis bien conscient que cela a forcément des limites, que ça ne peut pas tenir de manière éternelle. Mais si la progressivité qui était le maître-mot du Premier ministre se traduit en précipitation, quel serait le coût ?" s'interroge-t-il sur franceinfo. "On va mettre des gens en extrême inquiétude", redoute le syndicaliste. 

Quand on dit volontariat, c'est volontariat. 

Une annonce "complètement incompréhensible de mon point de vue", poursuit-il, incohérente avec les discours tenus jusqu'ici par le gouvernement, qui parlait de "volontariat". Là, "il n'y a plus de volontariat et vous mettez ces personnes, des salariés en l'occurrence en difficulté, vis-à-vis de leur entreprise". Il insiste : "Quand on dit volontariat, c'est volontariat. Il faut dire les choses ou ne pas les dire. Il faut tenir un discours dans la longueur, dans la constance."

Dont acte. Yves Veyrier indique qu’il va demander des explications dès ce jeudi après midi lors d'une réunion avec le Premier ministre, et demander la suppression de cette mesure.

Le secrétaire général de FO propose "qu'on se donne le temps du mois de juin, à tout le moins, pour que le volontariat ou la contrainte de la fermeture de l'école ne mette pas en difficulté les familles concernées". 

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