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Ce restaurateur bordelais estime être boycotté par Uber Eats

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Italo Passaro tient une pizzeria à Bordeaux. Depuis qu'il a refusé de participer à une offre commerciale proposée par la plateforme de livraison Uber Eats, il ne reçoit plus aucune commande.

Italo Passaro tient la pizzeria Sati Calmo depuis un an et demi.
Italo Passaro tient la pizzeria Sati Calmo depuis un an et demi. © Radio France - Marine Clette

Si vous vous baladez dans les rues de Bordeaux vous êtes peut-être passé devant la vitrine de la pizzeria Stai Calmo. Elle se trouve Rue Saint-Siméon. Vous avez donc pu lire un message pour le moins acerbe du gérant à l’encontre de Uber Eats. Le propriétaire Italo Passaro s'est mis sur l'application de livraison de repas il y a quelques semaines. C'est le seul moyen de rester ouvert le soir, depuis le couvre-feu : «J’ai déjà passé tout le mois de novembre à la maison. Quand tu n'a pas de livreurs personnels, tu es obligés de passer par ces plateformes. Les gens ne mangent pas à 17 heures à part quelques papys et mamies. Avant 18 heures je n’ai quasiment pas de commande », affirme Italo.

Il estime que la plateforme l’a privé de client après qu’il ait refusé de participer à une offre commerciale. Il recevait une dizaine de commandes par jour, depuis son refus, zéro.  « J’ai eu un e-mail pour que je booste mes ventes : il fallait faire une pizza achetée une pizza offerte. Sauf que le calcul est vite fait : j’aurais vendu ma 2e pizza à perte. Donc je refuse et je ne clique pas sur le lien indiqué. Le mardi d’après : zéro commande, je me dis ce n’est pas grave c’est un jour sans. Le mercredi zéro, le jeudi zéro. Midi et soir. Je me suis dit j’existe plus ou quoi, je ne sais pas ! Je dois être déclassé, avant j’avais des commandes, maintenant je n’en ai plus. C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire le panneau » justifie le pizzaïolo.

Le pizzaïolo ne reçoit plus aucune commande Ubereat depuis une semaine.
Le pizzaïolo ne reçoit plus aucune commande Ubereat depuis une semaine. © Radio France - Marine Clette

Le gérant pense notamment que c'est dû au classement des suggestions sur l'application. « Si d’autres ont accepté, je suis peut-être descendu dans le classement. Sauf que quand quelqu’un commande j’imagine qu’il regarde les premières pizzerias proposées. Il ne va pas aller chercher jusqu’à la 30e place. » Mais le pizzaïolo reste optimiste : « Je suis encore sur l’application et j’ai encore la tablette. J’attends un miracle même si je n’y crois pas trop on ne sait jamais ! Peut-être que les clients reviendront ou que je serais plus visible ! », sourit-il.

Cette absence de client ne lui fait pas perdre tant d'argent que ça. « Sept pizzas ça fait 90 euros, moins les 30% qu’ils prennent ça me faisait 50 euros brut. Je ne perds pas 300 euros par jour », déclare-t-il. « Grâce à l’aide de l’état je paye le loyer et électricité. Moi je me paierai plus tard. Pour l’instant je mange pizza le midi et pizza le soir ! », s'amuse le gérant. Avant de conclure avec le sourire : « Il va y avoir des temps meilleurs, ce n’est pas grave. »

La plateforme Uber Eats assure quant à elle que le restaurant a toujours le choix de participer aux offres et que ça n'a pas d'impact sur sa visibilité dans l'application. Les restaurants proposés sur l'application dépendent de la géolocalisation au moment où vous commandez, des dernières commandes et des restaurants identifié comme favoris. Les restaurants qui participent, eux, aux opérations commerciales peuvent être mis en avant dans la bannière située en haut de l'application mais quant à la visibilité de ceux qui refusent, cela n'est pas altéré.

Le gérant a mis en place un système solidaire pour les étudiants
Le gérant a mis en place un système solidaire pour les étudiants © Radio France - Marine Clette

Le gérant a par ailleurs mis en place un système de pizza suspendue pour venir en aide aux étudiants. Les clients peuvent laisser plus d'argent, comme la monnaie des tickets restaurants par exemple. Avec ce surplus, le pizzaïolo offre des pizzas aux étudiants qui présentent leur carte.

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