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Dossier : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Centrale nucléaire de Fessenheim : "Quand la tranche 2 s'arrêtera, ce sera le silence total"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

A Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire de France doit s'arrêter le 30 juin. Avant la fermeture définitive de la tranche 2, les salariés sont amers et nostalgiques. Ils dénoncent un gâchis et une décision politique.

L'entrée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), 12 février 2020.
L'entrée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), 12 février 2020. © Radio France - Patrick Genthon

Une page va bientôt se tourner à Fessenheim, avec l'arrêt définitif de la centrale nucléaire le 30 juin. Le réacteur numéro numéro 2 va être débranché, après le réacteur numéro 1, le 22 février dernier. 

C'est donc bientôt la fin d'un feuilleton à rebondissements de plusieurs années. Le démantèlement doit ensuite s'étaler sur une vingtaine d'années. Sur place, les sentiments sont partagés entre amertume et nostalgie. 

Profiter encore du bruit de la tranche 2 

Les salariés qui travaillent encore sur le site de la centrale, redoutent cette date du 30 juin. C'est le cas de Cyril Monni, embauché depuis deux ans comme technicien de robinetterie, pour remplacer les nombreux départs. Le jeune homme de 24 ans a toujours vécu à Fessenheim et ça lui fera tout drôle de voir la centrale fermée, après 43 ans de service. 

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On a déjà la première tranche qui est arrêtée depuis février. Quand la tranche 2 sera fermée, ce sera le silence total et ça va faire tout drôle. En attendant, on profite du bruit qu'il y a encore en salle des machines" - Cyril Monni 

Cyril Monni regrette cette fermeture dont la décision est politique avance t-il, alors que la centrale est, selon lui, en parfait état de fonctionner. Elle pourrait encore durer une dizaine d'années. A l'intérieur de la centrale, il y a un air de nostalgie : "La direction fait beaucoup de photos dans les différents ateliers. On peut les voir dans les chapiteaux, à l'entrée du site. Ça nous fait remémorer les souvenirs" souligne le technicien. 

Cyril Monni assistera à la fermeture de la centrale avec amertume et nostalgie

Après la fermeture, Cyril Monni doit rester encore trois ou quatre ans à la centrale, pour accompagner le démantèlement. Cela lui fera un pincement au cœur, quand il devra quitter Fessenheim dans quelques années. 

Le temps des adieux pour les salariés 

Du côté des syndicats, c'est bien sûr l'amertume après plusieurs années de lutte contre la fermeture. "Il y a 150 personnes qui vont partir de la centrale cet été. C'est en ce moment le temps de se dire adieu. Il va manquer des collègues à la rentrée. C'est bizarre et pesant l'ambiance qu'il y a dans la centrale" explique Alain Besserer, le responsable du syndicat FO à la centrale nucléaire de Fessenheim. 

Au plus fort de son activité, la direction d’EDF estimait que la centrale générait près de 2.000 emplois : les salariés de la centrale, mais aussi les prestataires et les emplois induits.

"Il y a beaucoup d'émotion sur le site avant la fermeture explique Alain Besserer délégué FO

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