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Économie – Social

Cereanov : vers une vraie réduction des pesticides en agriculture ?

jeudi 17 mai 2018 à 18:22 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Signe des temps, la réduction des produits de traitement est aujourd'hui un enjeu capital puisque l'agriculture s'est engagée à réduire de 50 % l'utilisation des pesticides d'ici 2025. Les sociétés proposent donc désormais des services et des machines pour optimiser l'utilisation de ces produits.

Une drôle de machine présentée sur la salon Cereanov : un robot bîneur.
Une drôle de machine présentée sur la salon Cereanov : un robot bîneur. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

Cinquante exposants, vingt concessionnaires de machinisme agricole... Cereanov vient de se dérouler au lycée agricole du Subdray, près de Bourges. Un salon, vitrine des nouvelles techniques en agriculture. L'utilisation des drones se développe pour adapter les traitements notamment... Une start up de Quincy, propose cette technique pour la vigne. Scanopy propose d'analyser la bio-masse de la parcelle de vigne, par drone. Un travail qui permet ensuite d'intervenir quasiment au pied de vigne près dont l'emplacement est enregistré par GPS. Au vigneron d'adapter ensuite son travail, ses traitements en fonction du diagnostic : " Chaque viticulteur a un smartphone dans sa poche, explique François Gallet, directeur de Scanopy,  et on a développé une application qui lui permet dans sa parcelle, d'être géolocalisé et de savoir en fonction de l'endroit dans la parcelle où il se trouve, la dose qu'il doit appliquer.  C'est suffisamment précis (une quarantaine de centimètres) pour travailler au pied de vigne près." L'intérêt est d'apporter la dose optimale de fertilisant, d'avoir une plus grande efficacité sur les traitements et donc de réduire le plus possible les doses. 

François Gallet, directeur de Scanopy, société installée à Quincy, près de Bourges. - Radio France
François Gallet, directeur de Scanopy, société installée à Quincy, près de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Gain environnemental et économique : " C'est pour gagner en productivité, ajoute François Gallet. Il y a des grosses valeurs ajoutées. Notamment quand on parle de thématiques comme les maladies du bois qui sont un gros manque à gagner. Les gains se situent entre 2.000 et 5.000 euros à l'hectare, à l'année, quand on utilise la technologie à la fois sur la thématique des maladies, la fertilisation, le développement foliaire."   Pour un bon suivi de la vigne, Scanopy conseille cinq à six survols par an. Un survol coûte environ 60 euros à l'hectare.  Cette technique est déjà utilisée pour les céréales.   

Cette drôle de machine cible l'herbe folle pour traiter uniquement l'adventice sans toucher la culture - Radio France
Cette drôle de machine cible l'herbe folle pour traiter uniquement l'adventice sans toucher la culture © Radio France - Michel Benoit

Parmi les nouveautés présentées sur ce salon Cereanov : un robot bîneur mis au point par une société suisse. En réalité, ce robot, alimenté par panneaux solaires qui se déplace donc seul, ne bine pas, il utilise des herbicides mais cible le traitement directement sur le pied d'herbe, sans toucher la culture. A la clef, une réduction énorme de produits de traitement, même si la technique est encore expérimentale :  " Le constructeur annonce une réduction de la consommation de produit phyto de l'ordre de 20, explique Sylvain Deseau, conseiller agro-équipement à la chambre d'agriculture du Loiret, partenaire du projet , c'est à dire que l'on divise par 20 la dose de traitement. C'est considérable. La technique est encore expérimentale. Il faut que la machine sache reconnaître l'adventice, à tous les stades de son développement et qu'elle analyse précisément son emplacement pour cibler le traitement sans impacter la culture. Et cela en tenant compte des interférences que peut générer la lumière du soleil. Ce robot a donné de bons résultats sur les champs de betteraves sucrières. Chez nous, on envisage de l'utiliser notamment pour les champs d'oignons.  Cibler le traitement sur l'herbe folle, sans éclabousser la culture permet d'espérer des gains de rendement de trois à cinq tonnes d'oignons à l'hectare tout en réduisant le coût des traitements et donc les conséquences environnementales. "