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Cette commerçante sarthoise "non-essentielle" a envoyé au gouvernement des chaussures usées

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Par , France Bleu Maine

Fermés depuis le 20 mars car considérés comme "non-essentiels", des marchands de chaussures de toute la France ont décidé d'envoyer au gouvernement des souliers usés pour tenter de lui faire comprendre l'utilité de leur activité. Parmi eux, Hélène Couillard, une commerçante d'Ecommoy.

Hélène Couillard avec son colis et le petit mot qui l'accompagne
Hélène Couillard avec son colis et le petit mot qui l'accompagne - DR

"On marche sur la tête !" : Voilà le message qu'a décidé d'envoyer au gouvernement Hélène Couillard, la patronne des Chaussures d'Hélène, une boutique de chaussures implantée depuis huit ans à Ecommoy, au sud du Mans. Comment ? En envoyant  au Premier ministre, Jean Castex, et au ministre de l'Economie, Bruno Lemaire, de vieilles godasses bien usées.

Si le mode opératoire de cette action proposée par des détaillants de chaussures réunis au sein d'un groupe Facebook a bien faire rire Hélène Couillard, pour ces commerçants jugés non-essentiels contraints de baisser le rideau depuis le 20 mars et le troisième confinement, le message reste très sérieux : "J'ai pris une vieille paire que mon mari ne mettait plus depuis un moment en leur proposant de la porter toute une journée pour voir ce que ça donnait. Bon, on sait qu'elles vont finir à la poubelle, mais l'idée c'était de dire pourquoi est-ce non-essentiel alors que marcher avec une paire de chaussures usées, c'est juste infernal !"

Une injustice pour eux

Dans sa petite boutique, où les clients veulent essayer et être conseillés, la vente à distance ne fonctionne pas ou très peu. Cette troisième fermeture en un an est donc dure à encaisser financièrement. Mais aussi et surtout mentalement, tant elle semble injuste au vu du nombre de boutiques qui peuvent, elles, rester ouvertes : "Et pourquoi on peut aller acheter des fleurs ou un jeu vidéo ? On ne comprend pas... C'est injuste et très difficile à supporter."

Dans une lettre jointe au colis, la marchande de chaussures et ses collègues demandent donc au gouvernement de rouvrir, non pas mi-mai comme annoncé, mais dès le 3 mai. Avant que la facture ne soit trop salée pour ce commerce basé sur une certaine saisonnalité : "Si on rouvre dans trois semaines comme c'est envisagé, le printemps sera terminé.  On aura loupé toute cette saison et on se retrouvera avec les stocks sur les bras car dans notre métier, les fournisseurs ne reprennent pas les invendus." Un stock acheté il y a plusieurs mois pour près de 50.000 euros. Et qui attend toujours le client de pied ferme.

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