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Économie - Social

Chalon-sur-Saône : trois salariés de Verallia convoqués pour un entretien préalable à sanction

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Par , France Bleu Bourgogne

Trois "lanceurs d'alerte" de l'usine Verallia de Chalon-sur-Saône sont convoqués ce lundi pour un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. Ils ont été mis à pied à titre conservatoire sans indemnité pour avoir avoir alerté sur un risque de pollution à l'amiante

Verallia - illustration
Verallia - illustration © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST/Menard Philippe

Chalon-sur-Saône, France

Les représentants de la CGT au sein l'usine de Chalon-sur-Saône du groupe verrier français Verallia ont dénoncé la mise à pied de trois d'entre eux, quelques jours après avoir alerté sur un risque "par pollution à l'amiante".  Les représentants du personnel sont convoqués en début de semaine prochaine dans le cadre d'une "mise à pied conservatoire". Selon les syndicalistes, "La direction parle de faits très graves" qui doivent être détaillés lors des entretiens. 

Une information divulguée dans la presse locale

Cette mesure serait liée à un droit d'alerte signé et rendu public il y a quelques jours par les dix membres CGT du comité social et économique (CSE), qui évoquait un "risque grave pour la santé publique et l'environnement par pollution à l'amiante".  Après un incendie en juillet dernier et un épisode de vents violents en décembre, "des morceaux de toiture tombent régulièrement au four 1 au soufflage", selon le syndicat, qui les a fait analyser en laboratoire et le résultat, c'est que  "sur 4 prélèvements effectués, 3 échantillons contiennent de l'amiante"

Une version démentie par Verallia

L'entreprise a, de son côté, effectué "plusieurs mesures de la présence d'amiante dans l'air" depuis l'incendie de juillet et il n'y a "pas de danger pour les employés de l'usine ni pour les habitants proches du site", a affirmé à l'AFP un chargé de communication de Verallia.  "Le sujet n'est pas la présence de fibres d'amiante dans les matériaux, mais leur volatilité et donc le respect des seuils réglementaires dans l'air", a poursuivi la même source, ajoutant que "des inspections régulières continueraient à être effectuées".  

Que dit la préfecture ? 

Après ces contrôles, l'entreprise "n'avait pas d'obligation de prendre des mesures de suspension d'activité ou d'interdiction d'accès à la zone du bâtiment où s'était produit le sinistre", a pour sa part indiqué à l'AFP la préfecture de Saône-et-Loire.  

Les plaques de couverture en fibrociment, "dont les fragments ne sont pas nécessairement émetteurs de fibres dans l'atmosphère", n'avaient pas subi "une détérioration les rendant émettrices de fibres d'amiante", a notamment relevé la préfecture.  

L'entreprise a confirmé la mise à pied de ses trois salariés sans donner d'indication sur ses motifs, indiquant simplement ne pas pouvoir "commenter une procédure disciplinaire en cours".  La CGT a annoncé "une mobilisation coordonnée dans les sept usines de Verallia" de l'Hexagone pour soutenir ses trois élus. Une assemblée générale s'est déroulée mardi dernier sur le site de Chalon-sur-Saône et mercredi sur les autres sites du groupe.

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