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A Châlons-en-Champagne, les ex Grantil demandent justice

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne
Marne, France

Les anciens salariés de Grantil à Châlons-en-Champagne, demandent des comptes à leur ex employeur, le groupe belge Grandeco. En janvier 2013, l’usine de papiers peints avait été mise en liquidation judiciaire et ses 162 salariés licenciés. Ils demandent aujourd'hui des dommages et intérêts.

Devant le tribunal
Devant le tribunal © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Ils estiment avoir été maltraités... Les anciens salariés de Grantil à Châlons-en-Champagne, demandent des comptes à leur ex-employeur, le groupe belge Grandeco. Grantil était une usine de fabrication de papiers peints. En janvier 2013, l'entreprise a été mise en liquidation judiciaire, et les 162 salariés licenciés. Quatre ans après s'est tenue ce lundi une audience devant le Conseil des Prud'hommes de Châlons. 137 ex-salariés, regroupés en association, demandent des dommages et intérêts.

"Les salariés de Grantil ont fait l’objet d’un choix sacrificiel" – Caroline Substelny, avocate des salariés

Pour l’association « Les Grantil », la fermeture de l'usine était injustifiée, voire frauduleuse. "Elle aurait de toute façon pu être évitée", estime l’avocate des salariés, Caroline Substelny : « ça a été un choix stratégique du groupe. On a investi longtemps, mais à un moment, on arrête et on recentre tout sur la Belgique ».

L'avocate Caroline Substelny et Franck Leclère, président de l'association "Les Grantil"
L'avocate Caroline Substelny et Franck Leclère, président de l'association "Les Grantil" © Radio France - Philippe Rey-Gorez

"Il n’y avait aucune obligation à fermer le site" - Samy Guelmaoui, ex secrétaire du CE

Samy Guelmaoui va plus loin. Il est aujourd'hui trésorier de l'association « Les Grantil », il était à l'époque secrétaire du Comité d'Entreprise. Le site de Chalons était en difficulté, c'est vrai, mais pour lui, c'était voulu, à tel point que des activités étaient transférées à une autre succursale, en Belgique : « on a bien vu lors des dernières années, de 2009 à 2013, que tout était mis en place pour fermer le robinet ».

Plan social insuffisant

Quant aux mesures d'accompagnement, elles ont été réduites au minimum. Le groupe avait modifié le statut du site de Châlons, qui était devenu autonome. Il n’y avait pas d'argent dans les caisses. Le liquidateur judiciaire n'avait pas les moyens de créer une cellule de reclassement. Pour Maitre Substelny, ce plan social était illégal, car il "aurait dû être proportionné aux moyens financiers du groupe".

Les cinq avocats de la holding Grandeco réfutent bien sur toutes ces accusations. Aujourd’hui, environ la moitié seulement des ex Grantil a retrouvé un travail fixe. 34% sont inscrits à Pôle Emploi.

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