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Transports en commun : le projet InsPire suscite de l'inquiétude chez les riverains et commerçants

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

A quelques jours de la fin des consultations publiques sur le projet de déplacement de l'agglomération clermontoise, des voix de riverains et de commerçants s'élèvent pour dénoncer l'opacité du plan InsPire. A Chamalières, plusieurs pétitions ont déjà obtenu plus de 3.200 signatures.

Les riverains et les commerçants de Chamalières s'inquiètent du futur projet InsPire.
Les riverains et les commerçants de Chamalières s'inquiètent du futur projet InsPire. © Radio France - Claudie Hamon

Conduit par Clermont Auvergne Métropole et le SMTC, ce projet de déplacement a pour objectif de repenser le réseau de transports en diminuant la place de l'automobile et favoriser les mobilités douces comme les bus et les vélos. 

InsPire favorise les transports en commun, le vélo et la marche à pied.
InsPire favorise les transports en commun, le vélo et la marche à pied. © Radio France - Claudie Hamon

Si IsnPire, promet une ville plus "calme et agréable à vivre" les riverains et les commerçants redoutent surtout un quotidien plus compliqué. Sur le papier cela semble idéal, mais certains détails comme la suppression d'arrêt d'autobus, des voies entièrement dédiées aux bus, des reports de circulation par des rues plus étroites inquiètent les habitants. 

Le projet InsPire prévoit plus de piétons, plus de vélos et moins de voitures.
Le projet InsPire prévoit plus de piétons, plus de vélos et moins de voitures. © Radio France - Claudie Hamon

Quel est le projet ?

InspiRe veut définir le futur réseau des transports publics pour les prochaines années,  un dossier qui pèse plus de 350 millions d'euros selon le SMTC. Le grand changement, ce sera la transformation et l'extension des lignes B et C (27 kilomètres, 64 stations). Elles ne seront pas transformées en lignes de tramway mais seront desservies avec des Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). L'idée est de faire (presque) aussi bien que le tram mais moins cher. Avec une desserte plus importante que les lignes actuelles, pour que chaque habitant soit à 30 minutes des services essentiels mais aussi que chaque commune soit à 30 minutes du centre urbain.

Une concertation publique a été lancée le 11 janvier dernier. Elle a donné lieu à des réunions publiques en visioconférence en raison des contraintes sanitaires et s'achèvera mercredi 31 mars. 

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Au delà de ces deux lignes, c'est l'ensemble du réseau de bus qui doit être revu et les déplacements doux favorisés avec des infrastructures spécifiques. Au final, la place de la voiture en ville doit être réduite, par exemple en limitant l'usage de la voiture pour les petits déplacements domicile-travail : 26% seulement de ces petits trajets (de 1 à 3 km) se font à pied ou à vélo. Ce projet doit être réalisé entre 2022 et 2026.

Plusieurs pétitions contre le projet

A Chamalières, les riverains et les commerçants sont inquiets. S'ils sont favorables à la mobilité douce, le projet tel qu'il est présenté ne leur convient pas. "Sur le terrain, il n'est pas viable," précise ce riverain de l'avenue des Thermes. "Si l'avenue de Royat est réduite au voiture, la majorité passera avenue des Thermes et un trafic intense sous le viaduc de Royat et la grotte du chien promet une belle pagaille ! Décidément, ceux qui ont initié le projet n'ont pas la connaissance du terrain."

Les commerçants non plus ne sont pas rassurés. "Qui dit moins de passage de voitures, dit moins de fréquentation," lance ce pharmacien de l'avenue de Bergougnan. "Cela fait 18 ans que je suis installé ici, 18 ans que j'organise des gardes 7 jours sur 7, je crains que cela nuise à l'offre de soin et à la pérennité de mon officine."

"Nous ne sommes pas opposés au projet de mobilité douce," précise Julie Duvert, élue municipale et métropolitaine. "Il y a de bonnes choses, comme la liaison vers l'aéroport et la Grande Halle. Par contre, sur certaines portions, on estime que la mise en site propre n'est pas adaptée, c'est le cas avenue de Royat, du boulevard Berthelot et de l'avenue Bergougnan. On espère que cette consultation publique ne sera pas un simulacre de démocratie. Et nous comptons bien nous faire entendre. Nous avons déjà recueilli plus de 3.200 signatures d'habitants, de commerçants pour demander la révision de ce projet. En attendant de rencontrer François Rage, pdt du SMTC."

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