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Chambéry : les salariés de FerroPem manifestent devant le palais de Justice

Une soixantaine de salariés de FerroPem et des syndicats étaient réunis ce mardi après-midi devant le palais de Justice de Chambéry. Ils ont appris lundi la suppression de 360 postes en Savoie et en Isère.

Une soixantaine de manifestants étaient réunis devant le Palais de Justice de Chambéry ce mardi après-midi
Une soixantaine de manifestants étaient réunis devant le Palais de Justice de Chambéry ce mardi après-midi © Radio France - Justine Leblond

Après l'annonce choc hier de la suppression de 360 emplois, dont 221 en Savoie, les salariés de FerroPem, filiale du groupe Ferroglobe, se sont réunis ce mardi après-midi devant le palais de Justice de Chambéry. Ils étaient une soixantaine, accompagnés par d'autres travailleurs de l'industrie et notamment ceux de l'entreprise Socla Watts, à Aix-les-Bains, dont la fermeture a été annoncée il y a dix jours

Un choc pour les 360 salariés... Et leur famille

Un plan de restructuration... Les salariés en entendaient parler depuis cet automne, mais ils ne s'attendaient pas à ce que deux sites cessent leur activité. A l'usine de Château-Feuillet à La Léchère, en Savoie, 221 personnes sont concernées : " Il y aura peut-être deux mutations... Mais sinon tout le monde sera au chômage d'ici quelques mois", confie Patrick Benoit, salarié savoyard et délégué central du syndicat CFE-CGC. Il ne comprend pas la décision prise par le groupe Ferroglobe : " C'est un choc. La société gagnait de l'argent depuis des années. Bien sûr, on a eu la crise de la Covid, mais on voit que les marchés repartent et on aura besoin de cette production. C'est un non-sens économique."

J'ai trois enfants, dont deux étudiants, des prêts à payer pour la maison. C'est sûr que ça va être très très compliqué, comme pour les 359 autres familles qui vont se retrouver sans rien. - Patrick Benoit, salarié sur le site de Château-Feuillet à La Léchère

Yoann, opérateur four depuis 11 ans sur le site de La Léchère, est au chômage partiel depuis 18 mois. "On se retrouve à la porte alors que j'ai trois enfants, les crédits de la maison et de la voiture... Enfin la vie quoi ! Comme tout le monde qui souhaite avancer dans la vie, qui travaille pour laisser quelque chose à nos enfants derrière. Ça va être dur." 

Les manifestants ont attendu la sortie du tribunal des syndicats et de leur avocat
Les manifestants ont attendu la sortie du tribunal des syndicats et de leur avocat © Radio France - Justine Leblond

Un référé pour avoir des précisions sur la restructuration

Pourquoi ce rassemblement devant le palais de Justice ? Les représentants syndicaux ont déposé un référé au tribunal de Chambéry. Leur avocat, Ralph Blindauer, a été entendu ce mardi après-midi. Après sa plaidoirie, ce dernier espère que "le tribunal ordonne la production des informations qui nous manquent : quelle est la perspective sur trois ans de cette entreprise ? Est-ce qu'après avoir fermé deux sites, pour lesquels on va se battre, l'entreprise se portera mieux ? Est-ce qu'on fera des investissements dans les prochaines années ? Pour l'instant, on a rien." Le tribunal rendra sa décision le 2 avril.

C'est une guerre qui s'est ouverte avec la direction : la fermeture de deux établissements avec 360 chômeurs à la clé, le contexte va être extrêmement agité. - Ralph Blindauer, avocat représentant les salariés de FerroPem

Les salariés espèrent reculer au maximum le début du plan de sauvegarde de l'emploi dont leur parle déjà la direction. A partir du moment où ce PSE sera lancé, il ne leur restera que quatre mois pour négocier leur départ et partir.

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