Économie – Social

Chantier naval des CMN : une vingtaine de navires pour l'Angola

Par Maëlle Robert, France Bleu Cotentin et France Bleu samedi 10 septembre 2016 à 18:40

La valeur de ce futur contrat est estimée à 495 millions d'euros.
La valeur de ce futur contrat est estimée à 495 millions d'euros. © Radio France - Maëlle Robert

Une bonne nouvelle se profile pour le chantier naval des CMN (Constructions mécaniques de Normandie) de Cherbourg : le groupe n'a pas encore officiellement confirmé, mais l'Angola aurait passé fin août une commande pour obtenir une vingtaine de navires.

En tout, 17 patrouilleurs militaires ainsi que plusieurs intercepteurs (bateaux utilisés pour les interventions rapides) : voilà ce qu'aurait commandé l'Angola au groupe qui détient les CMN (Constructions mécaniques de Normandie) à Cherbourg.

Ces navires qui doivent équiper la marine angolaise auront pour mission "l'interception et la dissuasion, ainsi que la surveillance permanente des côtes", et en particulier la surveillance des installations pétrolières situées au large de ce pays d'Afrique australe, selon l'Agence France Presse. Le contrat s'élèverait à 495 millions d'euros.

Le financement de ce contrat n'est cependant pas encore tout à fait bouclé, signale le journal économique La Tribune, l'Angola, grand exportateur de pétrole, étant confrontée à de fortes difficultés économiques en raison de la baisse des cours du brut.

Du travail en perspective pour les 330 salariés

Pour l'instant, la direction des CMN n'a pas encore confirmé  les informations relatives à cette commande. Mais si ce contrat de vente est bien signé, cela devrait assurer de nombreux mois de travail pour les 330 salariés du site de Cherbourg.

Une bonne nouvelle en perspective, donc, pour ce chantier naval, qui avait déjà conclu un contrat avec un pays voisin de l'Angola, le Mozambique.  Le CMN avait alors vendu au Mozambique 24 chalutiers et six patrouilleurs. Cela avait représenté deux ans de travail pour les salariés des CMN à Cherbourg.

Ce nouveau contrat s'ajoute enfin à celui conclu avec l'Arabie Saoudite qui portait sur la vente de 39 intercepteurs, mais qui n'a pas encore été officiellement signé.