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Économie – Social

Charente-Maritime : les buralistes pourront percevoir les impôts en espèces

- Mis à jour le -
Par , France Bleu La Rochelle

Les buralistes de Charente-Maritime ont été choisis, avec ceux de dix-sept autres départements, pour mener une expérimentation en début d'année prochaine. Ils pourront percevoir les impôts en espèces et par carte bancaire, notamment dans les villes où il n'y a pas de centre de finances publiques.

Les buralistes de Charente-Maritime pourront percevoir l'impôt à partir de janvier 2020.
Les buralistes de Charente-Maritime pourront percevoir l'impôt à partir de janvier 2020. © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Charente-Maritime - France

Payer ses impôts au bureau de tabac. Ça paraît étrange et pourtant, ce sera une réalité dès le début d'année prochaine en Charente-Maritime. Le département fait partie des dix-huit qui participent à la phase de test. On pourra payer en espèce jusqu'à 300 euros ou par carte bancaire. Et tout ça en utilisant le même terminal que celui utilisé pour jouer au loto. Si ça marche, le dispositif sera étendu à toute la France à l'été 2020. Mais cette décision du ministre de l'action et des comptes publiques divise.  

Les clients en demi-teinte

Dans le bar tabac, le Nemrod à Dompierre-sur-mer, les habitués regardent les courses de chevaux en sirotant des menthes à l'eau. Et quand on leur demande leur avis, ils sont plutôt mitigés. "Je procède par virement donc non ça ne me viendrait pas à l'idée", assure Patrick. Maeva, elle, estime que ça peut être intéressant : "ça ne me dérangerait pas. Au contraire ! Ce serait plus simple que de se rendre toujours au centre des impôts où il faut attendre quinze plombes".

Un débat entre les buralistes

Chez les buralistes, aussi, il y a débat sur cette mesure. Jacky Reville, le président de la chambre syndicale des débitants de tabac de Charente-Maritime, se félicite : "là, s'était l'occasion à saisir pour se diversifier". Mais Bruno Raine, membre de l'association "Buraliste en colère" à L'Éguille près de Royan, est contre. "C'est de la poudre aux yeux", assure-t-il. Et de continuer : "Ça va être rémunéré à quoi ? À quelques centimes ? Pour les responsabilités ! Et qui est-ce qui paye ses impôts en espèces ? Je ne sais pas". Si certains vendeurs de tabac sont donc dubitatifs, le gouvernement espère tout de même voir 4 700 buralistes rejoindre le projet.

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