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Économie – Social

Charleville-Mézières : trop d'arrêts de travail entraîne moins de primes pour les agents municipaux

lundi 27 novembre 2017 à 10:20 Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne

La ville de Charleville-Mézières entend bien s’attaquer aux arrêts de travail abusifs de ses agents municipaux. En 2018, ceux qui dépasseront le quota de jours tolérés se verront supprimer tout ou partie de leur prime.

Arrêt maladie
Arrêt maladie © Maxppp - Julio Pelaez (PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN)

Charleville-Mézières, France

Les arrêts de travail explosent parmi les 1200 agents municipaux de la ville de Charleville-Mézières. + 76 % en quatre ans et ce n’est pas seulement lié à la disparition du jour de carence dans la fonction publique. Les services municipaux de Charleville-Mézières sont deux points au-dessus de la moyenne nationale des arrêts-maladie. De 7,47 % en 2013, le taux d’absentéisme atteint désormais 11,22 %.

Frapper au portefeuille

Le maire a donc décidé de frapper au portefeuille. « On a des cas minoritaires d’agents qui posent plus de 20 arrêts par an, ça reporte le travail sur les autres, ça dégrade le service public, c’est de l’argent dépensé qui ne bénéficie pas aux concitoyens », se justifie Boris Ravignon.

Les abus seront sanctionnés par la diminution de la prime mensuelle de 200 euros. Pas question de prendre en compte les hospitalisations, les accidents du travail, les longues maladies ou la maternité. Seuls les arrêts maladie ordinaires seront retenus dans le décompte.

Bonus-malus

Dès lors qu’un agent cumulera 14 jours d’absence dans l’année sur au moins 3 arrêts, son passif sera étudié sur les trois années précédentes. Il perdra la moitié de sa prime par jour d’absence (soit 3,66 euros) pour une moyenne de 7 à 14 jours d’arrêts par an, les trois-quart pour 14 à 21 jours de moyenne, et la totalité des 6,66 euros de prime journalière s’il dépasse les 21 jours d’arrêts maladie ordinaires par an. La ville s’engage à reverser l’argent ainsi économisé aux salariés présents. C’est un système de bonus-malus.

SUD-SDU08, syndicat majoritaire chez les agents municipaux de Charleville-Mézières, ne s’oppose pas au principe. « Nous ne sommes pas dans le déni », reconnaît son secrétaire Jean-Marc Adams. « Discuter de ce dispositif a permis d’obtenir des garanties. 95 % des agents ne seront pas touchés », explique le responsable syndical. Lors des rencontres avec le maire menées depuis le mois de mars dernier, les syndicats ont obtenu que l’on déploie d’autres moyens que la simple sanction pécuniaire. Instaurer, par exemple, un plan de prévention santé jusqu’alors inexistant. « Quand un agent multiplie les arrêts, il est absolument anormal que personne ne discute avec lui, dans le service des ressources humaines », conclut Jean-Marc Adams.