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Châteauroux : la demande de logements étudiants en hausse cette année

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Par , France Bleu Berry

À quelques jours de la rentrée, c'est le moment pour les étudiants retardataires de chercher un appartement pour l'année scolaire. Mais avec le taux de réussite très élevé au bac et le nombre d'entrants à l'université qui augmente, il devient difficile de trouver un studio à petit prix

Antonin cherche un logement étudiant depuis un mois... et toujours rien.
Antonin cherche un logement étudiant depuis un mois... et toujours rien. © Radio France - Maxime Glorieux

Il reste encore quelques jours aux étudiants retardataires pour trouver un appartement avant la rentrée. Mais après une année particulière à cause du Covid-19, les néo-bacheliers vont être encore plus nombreux que d'habitude à entrer à l'université et dans les écoles. Le taux de réussite au bac s'élève à 95,7%, soit huit points de plus qu'en 2019. Et qui dit plus d'étudiants à la recherche d'un logement, dit aussi appartements disponibles de moins en moins nombreux.

Cette année, certains étudiants s'y sont pris tôt pour trouver un logement à Châteauroux. Résultat : il ne reste plus beaucoup de studios ou de petits appartements à louer dans la région. "Il y a sans doute un phénomène de saturation des universités d'Orléans et Tours, et à Châteauroux on a une capacité d'accueil des étudiants avec l'université et les écoles. Du coup, la demande est plus forte que ce que l'on a connu les années précédentes", constate Ludovic Dagois, gérant de l'agence Adressimo à Châteauroux, et président de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) pour la région Centre. "On pourrait quasiment parler aujourd'hui de pénurie sur ce type de logement".

Envie d'un appartement un peu plus grand

"Il reste quelques logements sur le marché des particuliers, dans les agences immobilières aussi, mais ce sont plutôt des produits un peu plus chers. Tout ce qui était sur un coeur de marché de 300-400 euros, on a aujourd'hui de grandes difficultés à en trouver", poursuit-il.

Ludovic Dagois, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) pour la région Centre.
Ludovic Dagois, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) pour la région Centre. © Radio France - Emeline Ferry

"On peut aussi constater une demande croissante des appartements un peu plus grands", indique-t-il. "La demande portait quasi-exclusivement sur des studios, et cette année, on a une demande un peu plus forte sur les T2. Est-ce un effet du confinement ? De se sentir à l'étroit chez soi et de vouloir un appartement plus grand ? De dissocier la chambre et le salon ? Je ne sais pas, mais en tout cas la demande est plus forte pour ce type d'appartements".

Le foyer de jeunes travailleurs, une solution pour les étudiants

Pour les étudiants qui ont peu de ressources, il y a une solution à laquelle ils ne pensent pas forcément : le foyer de jeunes travailleurs. À Châteauroux, le foyer de jeunes travailleurs Pierre Perret propose des chambres et des studios à des petits prix. "On a un quota, environ 20% de nos logements, qui sont destinés aux jeunes étudiants, que ce soit en alternance ou en cursus classique", indique Pascale Emboulé, animatrice socio-éducative du foyer.

On peut y trouver des chambres individuelles, des studios, des appartements en colocation, entre entre 160 et 480 euros. Redevance à laquelle il faut déduire le montant des aides au logement (APL), ce qui peut être très avantageux pour un étudiant. Cela peut aussi être une bonne solution pour les jeunes qui débarquent seuls dans une nouvelle ville. "Quand ils arrivent et qu'ils sont, au niveau géographique, un peu seuls au monde, et qu'ils n'ont pas la possibilité de rentrer le week-end, on propose des animations, des fêtes, des concerts, du cinéma...", ajoute l'animatrice.

Les personnels du foyer peuvent apporter une aide administrative aux jeunes. Des dispositifs existent aussi pour avancer le dépôt de garantie des étudiants les plus précaires.

Qui dit petit salaire, dit petit logement.

Une solution qui a séduit Stéphen, étudiant strasbourgeois, qui est venu à Châteauroux pendant quatre mois pour faire un stage dans l'aéronautique. "Dans la région de Strasbourg, ce n'est pas un domaine qui prédomine donc le fait de pouvoir venir à Châteauroux, ça m'a permis de m'ouvrir à de nouvelles compétences. Pour moi, bouger, c'était vraiment essentiel", explique le jeune homme. Il a donc fallu trouver un logement sur place. Une mission qui peut s'avérer compliqué quand on est étudiant ou en stage, avec pas ou peu de revenus. "Qui dit petit salaire, dit petit logement"

Au foyer de jeunes travailleurs de Châteauroux, il paye 77 euros (après déduction des aides au logement) pour une chambre dans un appartement en colocation. "Ça permet de vivre convenablement", estime-t-il. 

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