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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Châteauroux : les gilets jaunes ne sont pas convaincus par la suspension de la hausse des taxes sur le carburant

mardi 4 décembre 2018 à 19:10 Par Aurore Richard, France Bleu Berry

Le gouvernement prévoit de suspendre la hausse des taxes sur le carburant pendant six mois. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a fait cette annonce ce mardi 4 décembre.

Le rond-point Mercedes du Poinçonnet est occupé depuis la première mobilisation, le 17 novembre dernier.
Le rond-point Mercedes du Poinçonnet est occupé depuis la première mobilisation, le 17 novembre dernier. © Radio France - Aurore Richard

Châteauroux, France

Dans l'après-midi de ce mardi 4 décembre, le Premier ministre a annoncé que la hausse de la fiscalité sur le carburant, prévue au 1er janvier 2019, était suspendue pendant six mois. Les tarifs du gaz et de l'électricité ne vont pas non plus augmenter cet hiver. Des mesures prises alors que les gilets jaunes sont toujours mobilisés et cela fait déjà trois semaines. A Châteauroux, les gilets jaunes estiment que ces annonces ne sont pas suffisantes. 

"Une suspension, cela veut dire que l'on suspend pendant six mois et _dans six mois, on met la double peine et on double les taxes_. On comprend tout, on n'est pas complètement idiot dans le Berry", craint l'un des gilets jaunes du rond-point Mercedes, au Poinçonnet. 

"C'est juste pour que la colère s'apaise et qu'ensuite, [le gouvernement] nous plombe derrière. Le problème, c'est que pour re-mobiliser les troupes qu'il y a déjà là actuellement pour refaire la même chose dans six mois, je ne pense pas que cela se refera donc il ne faut pas lâcher", craint Laura, une autre gilet jaune. 

On sait maintenant que c'est nous qui décidons de notre sort", Bilal, gilet jaune

D'autres gilets jaunes réclament une annulation pure et simple des taxes présentes et des taxes à venir. "Quand un cheval est enfermé pendant un mois dans un box, une fois qu'on le sort dans le paddock, il saute un peu partout. Il est déchaîné. C'est ce qui se passe aujourd'hui pour nous. On sait très bien maintenant que c'est nous qui décidons de notre sort, de ce que l'on veut. On essaiera de pousser au plus loin sur nos revendications", estime Bilal, installé sur le rond-point Mercedes.