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Économie – Social

Châtellerault : cessation de paiement en vue à la fonderie Saint-Jean Industries, les salaires seront payés en novembre

mardi 27 novembre 2018 à 16:03 Par Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

Le directeur de Saint-Jean Industries confirme l'information de Centre-presse/Nouvelle République ce mardi midi. L'entreprise envisage bien une cessation de paiement. Mais les salaires de novembre seront payés. La direction est en train de l'expliquer au personnel.

Des salariés de Saint-Jean Industries en grève, à Ingrandes-sur-Vienne, en septembre 2018.
Des salariés de Saint-Jean Industries en grève, à Ingrandes-sur-Vienne, en septembre 2018. © Radio France - Vincent Hulin

Châtellerault, France

Le directeur de l'entreprise va déposer une demande de cessation de paiement pour Saint-Jean Industries ce jeudi à 8h30 devant le tribunal de commerce de Lyon. Pierre Ansay aurait préféré l'annoncer lui-même à tous ses salariés, mais la nouvelle a fuité dans la presse locale. "L'info est sortie à peine une minute après la fin de l'assemblée générale qui s'est tenue à l'issue du conseil social économique ce mardi matin", précise-t-il. 

Un contexte économique difficile et Renault dans la tourmente

Depuis la fin du CSE extraordinaire, le directeur enchaîne les assemblées générales. Il tient à expliquer lui-même sa décision aux 350 salariés et aux 35 intérimaires. "Et même si ça doit durer jusqu'à 22 heures". 

Pierre Ansay, la voix calme, explique qu'il n'a pas le choix. Cela fait des mois qu'il attend des réponses de Renault. En tant que directeur, il a fait des propositions pour sortir son usine de l'ornière en tenant compte du contexte économique (crise du Diesel, défense de l'environnement) et des déboires du groupe automobile français depuis l'arrestation de son PDG Carlos Ghosn. "J'imagine que cela retarde les décisions, concède-t-il. Mais il y a urgence pour nous". 

La direction veut s'assurer que les salariés soient payés en novembre

"Nous n'avons plus de trésorerie. Si je veux que mes salariés soient payés en novembre, je dois mettre l'usine en cessation de paiement", explique le directeur du site d'Ingrandes. Car avec cette procédure, ce sont les AGS qui prennent le relais. Le régime de garantie des salaires intervient quand une entreprise n’a plus de fonds disponibles pour payer les salaires, préavis ou indemnités. 

Si Renault ne donne pas de réponse, la procédure sera lancée. Ce sera au tribunal ensuite de décider de la suite. S'il place l'entreprise en redressement judiciaire, un administrateur judiciaire sera nommé. Charge à lui de faire le tour des clients et fournisseurs pour qu'ils tiennent leurs engagement en vue de sauver le site. 

Grève générale ce jeudi à Saint-Jean Industries

Pour Pierre Ansay, sauver le site, c'est la priorité ! Ce mercredi, une rencontre a lieu à Paris autour de l'avenir du site. Les élus locaux ont obtenu une entrevue au ministère de l'Industrie. Les syndicats, quant à eux, ont déposé un préavis de grève de 24 heures ce jeudi à Saint-Jean Industries, l'ex-fonderie alu d'Ingrandes-sur-Vienne. Pour dire leur mécontentement.

"Nous sommes en colère contre Saint-Jean Industries qui avait sept ans pour diversifier notre activité, pour nous sortir d'une dépendance avec Renault, et qui ne l'a pas fait." - Jean-Philippe Juin, représentant CGT

Des salariés également en colère contre Renault car même s'il y a crise du diesel, il n'y a pas crise de l'automobile. "Il suffirait de nous donner à fabriquer des culasses pour d'autres types de moteurs ou pour d'autres marchés", insiste le délégué CGT.