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Économie – Social

Cher : des gestionnaires de cantine, à la ferme

lundi 2 avril 2018 à 21:44 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Des gestionnaires de cantine à la rencontre des producteurs du Cher pour favoriser les commandes en circuit court. Initiative de la plate-forme Agrilocal 18 dont le rôle est développer les commandes auprès des producteurs locaux.

L'élevage de poules bio de Ludovic Chénier à Venesmes (Cher)
L'élevage de poules bio de Ludovic Chénier à Venesmes (Cher) © Radio France - Michel Benoit

Venesmes, France

82 fournisseurs, principalement des agriculteurs ou maraîchers du Cher, sont inscrits sur cette plate-forme de commandes lancée par le conseil départemental du Cher en 2015. Et ça marche : le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre en 2017. L'objectif est évidemment de progresser encore.  

Ludovic Chénier a accueilli les responsables de cantine dans son exploitation de Venesmes (Cher) - Radio France
Ludovic Chénier a accueilli les responsables de cantine dans son exploitation de Venesmes (Cher) © Radio France - Michel Benoit

Ludovic Chénier, producteur d'oeufs bio de Venesmes (près de Chateauneuf sur Cher) est inscrit sur agrilocal depuis le mois de novembre : il fournit aujourd'hui les cantines de six collèges du département du Cher. Ces visites de terrain, dans les exploitations agricoles visent à créer de vrais liens pour que les relations commerciales soient encore plus fortes.  Agrilocal, c'est une plate-forme internet : le producteur indique son prix, les gestionnaires de cantine expriment leurs besoins... ça reste impersonnel. Philip Ricard, cuisinier du collège de Dun sur Auron a donc sauté sur l'occasion pour venir voir son producteur d'oeufs bio à Venesmes : " C'est l'occasion de venir voir comment sont élevées les poules de mon fournisseur d'oeufs bio et de mieux le connaitre. Je travaille beaucoup avec agrilocal. Je fais mes oeufs durs, mes pâtisseries et c'est important d'avoir des denrées de qualité. " Et ici, chez Ludovic Chénier, les poules sont en liberté, elles rentrent et sortent comme elles veulent et ne sont pas les unes sur les autres. 

L'un des bâtiments où vivent les poules de Ludovic Chénier. Elles rentrent et sortent comme elles veulent. On est loin de l'élevage de batterie. - Radio France
L'un des bâtiments où vivent les poules de Ludovic Chénier. Elles rentrent et sortent comme elles veulent. On est loin de l'élevage de batterie. © Radio France - Michel Benoit

Inscrit sur agrilocal depuis novembre, la plate-forme représente aujourd'hui 20 % de ses ventes. Intéressant, mais il a fallu que Ludovic Chénier investisse : " On a monté un centre d'emballage qui permet de trier les oeufs, de faire un _suivi salmonelle, et pouvoir vendre nos oeufs à n'importe qui. Par contre c'est un investissement énorme d'environ 30.000 euros. Il faut un véhicule pour faire les livraisons. Mais ça nous a vraiment ouvert un gros marché. "_ Ludovic Chérier vend environ 3.000 oeufs par semaine via agrilocal "à un prix tout à fait correct. Entre 25 et 30 centimes l'oeuf. Ca nous permet de vivre et d'assurer _le bien être de nos animaux."_ Les cantines de collèges sont les utilisatrices  principales d'Agrilocal 18. " La plate-forme assure jusqu'à 35 % des achats de certains collèges. Quand on atteint un tel chiffre, c'est déjà pas mal, assure Jean-Claude Morin, vice président du département du Cher . Le but est d'amener le plus grand nombre de cantines à ce niveau. On commence à travailler aussi avec les hôpitaux, et les Ehpad. mais c'est un processus qui prend un certain temps." Agrilocal 18 affiche un chiffre d'affaires de 250.000 euros en 2017 pour 37 acheteurs inscrits... Ce n'est pas encore suffisant.