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Économie - Social

Cherbourg : la direction de Naval Group et la CGT s'opposent sur la mesure de l'amiante

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Par , France Bleu Cotentin

En octobre dernier, un taux d'amiante supérieur au seuil réglementaire a été relevé dans un entrepôt de Naval Group à Cherbourg. Des investigations ont été menées par la direction et une étude a été commandée par la CGT. Leurs méthodes et leurs résultats divergent.

Selon la direction de Naval Group, l'entrepôt concerné ne contient "aucune fibre d'amiante dans l'air"
Selon la direction de Naval Group, l'entrepôt concerné ne contient "aucune fibre d'amiante dans l'air" © Maxppp - François Destoc

Cherbourg, France

Comment mesurer l'amiante dans un entrepôt? La CGT et la direction de Naval Group ont des avis différents sur la question, après la découverte en octobre dernier d'un taux de fibre d'amiante dans l'air supérieur aux normes dans un entrepôt de stockage à Cherbourg.

Une contre-enquête de la CGT

L'entreprise a mandaté l'APAVE, un organisme indépendant, pour mener des investigations approfondies. Elles concluent finalement à l'absence d'amiante dans l'air. Suite à ces résultats, la CGT a également mené son enquête, à base de prélèvements par lingettes de la poussière sur des caisses de matériels.

Dans cinq lieux différents, de l'amiante a été détectée. "La poussière d'amiante, quand elle est déposée, elle n'est pas dangereuse. Par contre, il faut garantir le fait de ne pas la mettre en suspension dans l'air", précise Vincent Hurel, secrétaire général de la CGT à l'Arsenal de Cherbourg.

"Un utilisateur qui prend un matériel, le nettoie d'un coup de balayette, et met des poussières d'amiante dans son environnement. Avec une concentration élevée, il se met en danger", poursuit-il. 

"Aucun fondement scientifique"

Pour la direction, cette méthode de mesure "n'a aucun fondement scientifique, sanitaire ou juridique." Selon Ludovic Colin, le porte-parole de l'entreprise : "les mesures atmosphériques sont les seules reconnues. Les prélèvements lingettes ne sont pas prévues par le code du travail ou de la santé publique."

"Naval Group respecte strictement la réglementation et les normes, nous mettons en place des mesures préventives et nous mesurons le taux d'amiante dans l'air tous les six mois", explique-t-il. "Nous avons effectué 1.200 mesures en dix ans, nous n'avons relevé que deux incidents."

La CGT demande notamment le dépoussiérage du matériel par une entreprise spécialisée "pour protéger la santé des salariés." La direction refuse. "Ce n'est pas nécessaire, ces mesures attestent que le site est sain et que nous n'exposons pas nos salariés à des risques sur notre site", répond le porte-parole de Naval Group.

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