Économie – Social

Chez les commerçants du centre-ville de Valence, l'union fera la force

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 20 mars 2017 à 21:36 Mis à jour le lundi 20 mars 2017 à 21:41

Rue Madier de Montjau, les locaux du magasin Maison du Monde n'ont toujours pas trouvé preneur.
Rue Madier de Montjau, les locaux du magasin Maison du Monde n'ont toujours pas trouvé preneur. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Non, le centre-ville de Valence n'est pas mort ! Les Assises du commerce se déroulaient ce lundi. La mairie avait invité les commerçants à venir donner leurs solutions pour dynamiser l'activité en centre-ville.

Comment faire pour dynamiser le commerce de centre-ville à Valence ? Près de 150 commerçants et la mairie ont planché sur le sujet toute la journée de lundi. C'était les Assises du Commerce. Les magasins qui ferment, les places de stationnement sont les sujets qui préoccupent le plus les commerçants. Dans les résultats d'un questionnaire distribué par la mairie à 200 d'entre eux, plus de la moitié confient que leur chiffre d'affaire est en baisse.

Alors, comment faire ? Peut-être commencer par allonger la durée gratuite de stationnement dans le centre selon Chantal. "Une demi-heure, ce n'est pas assez", confie cette coiffeuse. "Deux heures, c'est le minimum syndical quand on veut faire une coupe ou un soin en esthétique." "C'est un problème de génération", enchaîne André, le papa de Chantal, aujourd'hui à la retraite mais patron du salon pendant 40 ans. "Ma fille fait 35 heures par semaine, moi j'en faisais 50. Le patron qui m'appris le métier travaillait le dimanche matin et fermait à minuit !" Sa fille le reprend. "Mais vous n'étiez pas tout seul dans le salon ..."

Ouvrir entre midi et deux ? Pas si c'est pour rester sans rien faire

Faut-il vraiment ouvrir plus tôt, plus tard, entre midi et deux ? "Nous avant on était ouvert entre 12 heures et 14 heures", raconte Nathalie, qui tient un magasin de vêtement. "Mais on avait pas beaucoup de clients, donc maintenant on ne le fait plus que deux jours pas semaine. Au moins, on ne reste pas sans rien faire."

"Il faut simplifier l'expérience d'achat dans la ville pour les consommateurs" - François-Xavier Dauphin, vice président de l'association de commerçants Vitaville.

Mais les commerçants sont tous d'accord. Ils doivent travailler ensemble pour faire marcher leurs affaires. Pourquoi pas en se servant de leur boutique comme point relais ? "Le client pourrait dire 'Ce produit m'intéresse mais ce n'est pas pratique pour moi de venir le chercher chez vous... Si vous pouviez me le déposer à tel endroit je serais preneur'", explique François-Xavier Dauphin, le vice président de l'association de commerçants Vitaville. "Ça permettrait de simplifier à l'expérience d'achat dans la ville aux consommateurs."

Concernant les fermetures et les locaux vides, la situation du centre-ville n'est pas catastrophique. Valence compte moins de 7 % de locaux vacants, quand la moyenne nationale dépasse les 10%.