Économie – Social

Chômage : François Hollande détaille son "plan d'urgence"

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 18 janvier 2016 à 8:13 Mis à jour le lundi 18 janvier 2016 à 10:10

Le plan de François Hollande est axé sur la formation
Le plan de François Hollande est axé sur la formation © Maxppp

François Hollande détaille lundi son plan d'"urgence" pour l'emploi, qui sera axé sur la formation, l'apprentissage et des aides à l'embauche pour les PME. Le Président espère toujours inverser la courbe du chômage d'ici la fin du quinquennat, en 2017.

Il ne lui reste qu'une année pour tenter d'honorer sa promesse : inverser la courbe du chômage. François Hollande détaille lundi devant des acteurs de l'entreprise et des syndicats ce qu'il appelle un plan d'"urgence" pour l'emploi. 

Formations pour le retour à l'emploi

Malgré une petite baisse, 3,57 millions de demandeurs d'emploi n'avaient aucune activité en novembre, selon les derniers chiffres de Pôle emploi. Le chef de l'État a déjà révélé les principaux volets de son plan lors des vœux du 31 décembre : 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une aide à l'embauche pour les TPE et PME et des mesures en faveur de l'apprentissage. Selon son entourage, François Hollande précisera lundi le financement du plan. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a laissé entendre qu'il coûterait environ deux milliards d'euros à l'Etat. 

Ce sont deux milliards de dépenses qui seront compensées intégralement par des économies ailleurs - Michel Sapin, ministre des Finances

Selon la ministre du Travail, Myriam El Khomri, les formations cibleraient les chômeurs les moins qualifiés et seraient axées sur les secteurs d'avenir (numérique, environnement...) et les emplois non pourvus. Des questions se posent toutefois sur les capacités d'accueil des organismes de formation

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Aides à l'embauche

Le gouvernement prévoit également de lancer une aide exceptionnelle à l'embauche pour les TPE et PME. Si le montant, le calendrier et les modalités doivent être précisés lundi, plusieurs médias évoquent une prime de 1.000 à 2.000 euros pour toute embauche d'un salarié rémunéré jusqu'à 1,3 fois le Smic. Elle s'ajouterait aux nombreuses primes déjà existantes pour les TPE, notamment la prime à la première embauche et celle pour l'accueil d'un apprenti mineur, toutes deux annoncées au printemps 2015. 

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, s'est dit dimanche "pas fan du tout", mettant en cause "des effets d'aubaine" pour les entreprises qui avaient de toutes façons décidé d'embaucher. "On arrose un peu le sable" alors que "ça coûte très cher", a-t-il déploré. Le plan gouvernemental devrait aussi inclure de nouvelles mesures de relance de l'apprentissage, qui seront également précisées lundi.