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Chômage partiel : les syndicats d'ArcelorMittal demandent des garanties pour l'emploi

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Les syndicats d'ArcelorMittal Florange souhaiteraient que leur direction s'engage dans le nouveau dispositif d'activité partielle de longue durée, qui garantit un meilleur salaire et un maintien de l'emploi mais l'entreprise, par manque de visibilité, préfère le chômage partiel pour l'instant.

Une entrée de l'usine ArcelorMittal à Florange
Une entrée de l'usine ArcelorMittal à Florange © Radio France - Cécile Soulé

Pas de grève pour le moment à ArcelorMittal Florange contrairement aux site de Dunkerque et de Contrisson dans la Meuse la semaine dernière. Malgré tout, la grogne sociale n'est pas loin selon les syndicats. En cause : la reconduction pour 3 mois, jusqu'au 31 décembre du chômage partiel dans l'entreprise sidérurgique. Les représentants des salariés ne comprennent pas que leur direction refuse de s'engager pour le moment dans le dispositif d'activité partielle de longue durée, plus avantageux financièrement que le chômage partiel pour les salariés et l'entreprise, mais qui exige en contrepartie le maintien de l'emploi. 

Nous n’avons pas exclu l’activité partielle de longue durée car nous avons encore besoin de temps pour définir notre position

Par manque de visibilité sur l'avenir, la direction d'ArcelorMittal explique qu'elle ne peut pas souscrire pour l'instant à ce nouveau dispositif qui garantit 93% du salaire net, contre 84% puis 72% prochainement pour le chômage partiel. L'entreprise se laisse 3 mois de réflexion : "Nous n’avons pas exclu l’activité partielle de longue durée car nous avons encore besoin de temps pour définir notre position". 

On reste inquiet et on sera vigilant dans les prochaines semaines

Mais ce délai inquiète Frédéric Weber, délégué syndical FO : "On demande qu'ArcelorMittal France utilise le chômage de longue durée qui garantit qu'il n'y aura pas de plan social dans les prochains mois, ce que la direction nous refuse. On reste inquiet et on sera vigilant dans les prochaines semaines". 

Les syndicats demandent aussi à ce que les ouvriers perçoivent 100% de leur salaire en chômage partiel

Près de 30% des salariés sont au chômage partiel, pour beaucoup des cadres. Les ouvriers, eux, sont en majorité sur les lignes de production mais il y a des tensions sociales constate Lionel Burriello, représentant CGT : "On sent un profond mécontentement, quand ils sont au chômage partiel, ils perdent de l'argent et quand ils travaillent, les équipes sont réduites alors que l'activité reprend, donc ça commence à grincer des dents". Les syndicats demandent aussi à ce que les ouvriers perçoivent 100% de leur salaire en chômage partiel. ArcelorMittal emploie près de 2.500 salariés en Moselle.

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