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Économie – Social

CHU de Tours : le service de neurochirurgie premier touché par la restructuration

lundi 8 janvier 2018 à 5:30 Par Simon Soubieux, France Bleu Touraine

Le service de neurochirurgie du CHU de Tours est en grève depuis le 28 décembre. Environ 60 personnes ont cessé de travailler. La raison : ce service est le premier touché par la restructuration de l'hôpital. Au programme : 6 lits en moins et 12 postes supprimés le 1er février.

Le personnel du service de neurochirurgie est en grève depuis le 28 décembre.
Le personnel du service de neurochirurgie est en grève depuis le 28 décembre. © Radio France - Simon Soubieux

Tours, France

On le savait depuis le début de l'année 2017 : l'hôpital de Tours va devoir faire des efforts dans les années à venir. Le projet de restructuration de l'hôpital avait été validé par le ministère de la santé en avril dernier. Pour la direction, ce grand projet de restructuration, appelé "Nouvel hôpital Trousseau, horizon 2026" a pour objectif de " permettre de mieux adapter l’offre de soins aux enjeux du futur". Pour les syndicats, il s'agit simplement de faire des économies sur l'hôpital public. 

Le service de neurochirurgie en grève 

Quoi qu'il en soit, l’engrenage est enclenché et les premières lueurs de cette restructuration pointent le bout de leurs nez. Le premier service du CHU concerné : le service de neurochirurgie, qui va devoir faire une croix sur six lits et sur douze postes dès le 1er février prochain. Le personnel, à hauteur de 60 personnes, a démarré une grève le 28 décembre pour dénoncer cette décision. 

Peu d'informations 

Au-delà de ces chiffres, le service attend rapidement plus d'informations de la part de la direction. C'est le cas de Lucie : "Dans 20 jours, il va y avoir des suppressions de postes dans le service et on ne sait même pas qui est concerné. C'est à dire que dans 20 jours on ne sait toujours pas ce que l'on va devenir.

Vient ensuite le cas des suppressions de lits. Une aberration pour Sandra : "Nous sommes les premiers à sans cesse rappeler qu'actuellement l'hôpital manque de place, et on veut encore supprimer des places ? C'est paradoxal". Une interrogation qui corrobore avec celles de Lucie : "D'accord, supprimons des lits. Et les patients, on les met où ? Pas dans le couloir j'espère ? On ne sait vraiment pas où on va les mettre.

D'autres services vont être touchés 

Bien entendu, la restructuration de l'hôpital ne touchera pas uniquement ce service de neurochirurgie. Les services vont être entaillés les uns après les autres. Le prochain qui devra passer par la case restructuration : le service d'urologie, avec 6 lits supprimés et 8 postes en moins.