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Économie - Social

XPO Logistics met en vente sa branche européenne, ex-Norbert Dentressangle, cinq après l'avoir achetée

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Le groupe américain XPO Logistics veut ainsi créer de la valeur pour ses actionnaires. Quatre unités du groupe sont à vendre, dont les activités de transport et de logistique en Europe.

L'entreprise XPO Logistics - illustration
L'entreprise XPO Logistics - illustration - © XPO Logistics

Drôme, France

La branche européenne de l'entreprise XPO Logistics, ex-Norbert Dentressangle, est à nouveau en vente. L'entreprise de transport, créée dans la Drôme, a été rachetée par la société américaine XPO Logistics au printemps 2015, pour 3,24 milliards d'euros. Mais la direction du groupe XPO Logistics, qui est détenu en partie par un fonds de pension américain, décide de se séparer de quatre de ses unités commerciales, dont deux de ses activités européennes : le transport et la logistique. Deux secteurs qui emploient environ un millier de personnes dans la Drôme.

L'entreprise espère ainsi augmenter sa valeur en bourse. Car au moment du rachat de Norbert Dentressangle, le fonds de pension américain avait pour objectif de faire fructifier l'entreprise puis la revendre en faisant une plus-value. Et ce moment est arrivé, selon la direction. "Quand on regarde la capitalisation boursière aujourd'hui, on se rend compte qu'elle est moins importante que si on valorise chacune de ces unités et qu'on les additionne. Donc on a fait le calcul, et c'est plus avantageux de vendre ou de rendre indépendante chacune de ses unités pour créer de la valeur pour les actionnaires", détaille le PDG, Bradley Jacobs, dans une interview à la télévision américaine.

Les syndicats "inquiets des conséquences sociales"

Mais cette annonce inquiète les syndicats en France, qui craignent à terme pour l'emploi. "Dès les premières réunions du comité de groupe, les Américains avaient annoncé la couleur : ils nous rachetaient mais qu'ils n'étaient pas là pour durer, plutôt pour valoriser la société et la revendre plus tard, se souvient le secrétaire général CFTC du groupe, Nicolas Peyrot. Ça nous avait été clairement annoncé en avril-mai 2015, donc je ne suis pas très surpris aujourd'hui. Mais je suis inquiet pour les conséquences sociales."

"Si on est racheté par un groupe européen qui est déjà présent en France et en Europe, on sera forcément inquiet s'il y a des doublons", poursuit-il. Ses craintes se concentrent notamment sur le site de Beausemblant (Drôme), qui abrite le siège administratif de la division transport du groupe et qui emploie 400 personnes. "Ce sont des gens qui gèrent la partie informatique, gestion, facturation. Donc forcément, s'il y a des doublons suite à un rachat, ce serait notre première inquiétude".

À ce stade, aucun acquéreur potentiel n'est connu et le calendrier n'est pas fixé, indique la direction, qui a tout de même envoyé un mail à ses salariés dès le lendemain de l'annonce pour les rassurer.

"Des pratiques à vomir", dénonce Pierre Jouvet

Sur Facebook, le président de la communauté de communes Porte de DrômArdèche, Pierre Jouvet, dénonce des "annonces écœurantes" et des "pratiques à vomir". "Cela va au-delà de tout cynisme car évidemment tout se fait sur le dos des salariés, qui se retrouvent plongés dans l’incertitude sur leur avenir. Je suis très inquiet pour le site de Beausemblant, qui est le siège administratif de la branche transport et qui accueille 400 salariés", déplore-t-il.

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