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Dossier : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

Cinq choses à savoir sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le réacteur numéro un de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) sera mis à l’arrêt le samedi 22 février. Ce sera le début du processus de démantèlement de la plus ancienne centrale de France en activité. Il devrait prendre une vingtaine d'années.

 La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim aura lieu en 2020
La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim aura lieu en 2020 © AFP - Sébastien Bozon

Près de 43 ans après sa mise en service, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), installée en Alsace sera la première centrale de France a être définitivement arrêtée. Le réacteur numéro un sera mis à l’arrêt le samedi 22 février. Le démantèlement de la plus vieille centrale de France sera long et surtout inédit. Il est scruté par de nombreux observateurs internationaux.

Comment va se passer le démantèlement ?

Le réacteur numéro 1 de la centrale de Fessenheim sera arrêté le 22 février. Le réacteur numéro 2 sera stoppé le 30 juin. C'est le début d'un processus qui devrait prendre entre 20 et 25 ans selon l’ASN, l’autorité de sûreté nucléaire.

La première phase de préparation au démantèlement durera cinq ans. Il faudra décharger le cœur du réacteur, vidanger les circuits et démonter les parties non-radioactives. Enfin, et il faudra évacuer le combustible qui sera traité sur le site de la Hague d’ici l’été 2023.

Les vrais travaux de démantèlement pourront alors commencer. Ce sera après la publication d'un décret à l'horizon 2025. Cette seconde phase va s’échelonner sur une période de 15 ans.

Les bâtiments seront déconstruits. Il faudra aussi découper la cuve, sous eau, qui devra ensuite être enfouie sur le site du futur centre d’enfouissement de Bure dans la Meuse.

Le prix estimé par EDF pour l’ensemble de l’opération est de 350 à 400 millions d’euros. 

Pourquoi la fermeture a tardé ?

Si les opposants ont toujours réclamé la fermeture, la contestation est montée d’un cran après la catastrophe de Fukushima au Japon en mars 2011. 

Après son élection, François Hollande annonce la fermeture de Fessenheim pour fin 2016. Le gouvernement veut faire correspondre la date de fermeture avec celle de la mise en service de l’EPR de Flamanville, mais celui-ci prend du retard. La fermeture de Fessenheim sera donc repoussée à 2018, puis à l’été 2019 et enfin à 2020.

Que vont devenir les salariés ?

Au plus fort de son activité, la direction d’EDF estimait que la centrale générait près de 2.000 emplois : les salariés de la centrale, mais aussi les prestataires et les emplois induits.

La centrale nucléaire de Fessenheim emploie 650 salariés d’EDF et 300 d’entreprises prestataires selon la direction d’EDF. 200 salariés d’EDF partiront en 2020, une première vague dès mars, une seconde en septembre.

En 2025, il ne devrait plus rester que 60 salariés d’EDF et une centaine de salariés prestataires.

Quelles conséquences pour la commune de Fessenheim ?

Les revenus de 5.000 personnes dépendent directement ou indirectement de l’existence de la centrale nucléaire de Fessenheim selon les chiffres fournis par l’INSEE. La perte de revenus pour les commerces de proximité des alentours est estimée à environ cinq millions d’euros selon les élus. Avec le départ des salariés, c’est aussi la population de tout un bassin (estimée à 34.000 habitants) qui pourrait baisser. 

Pour compenser ses départs, une zone économique baptisée EcoRhena est en projet, tout comme le développement du port fluvial de Colmar-Neuf-Brisach. Mais les activités ne devraient pas démarrer au mieux avant la fin de l’année 2021.

La conséquence sur la fiscalité sera notable pour la commune de Fessenheim. D’un côté elle va se retrouver avec une perte de 6,5 millions d’euros annuelle, de l’autre, elle doit encore verser 2,9 millions d’euros au Fond national de garantie individuelle (FNGIR) dont les contributions sont fixes.

La baisse de production de la centrale va-t-elle peser dans la production d’énergie en France ?

Après la fermeture de la centrale de Fessenheim, il restera 56 réacteurs nucléaires en fonction sur l’ensemble de la France, répartis sur une vingtaine de sites, soit une capacité de production cumulée d’environ 61.000 mégawatts. Les centrales en activité fournissent 70% de l’électricité produite en France.

La France restera le deuxième plus important parc au monde derrière celui des Etats Unis.

Fessenheim : les réacteurs s'arrêteront au premier semestre 2020 - Visactu
Fessenheim : les réacteurs s'arrêteront au premier semestre 2020 © Visactu
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