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Cinquième semaine de grève pour les agents des Finances publiques de Haute-Garonne

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Par , France Bleu Occitanie

Voilà cinq semaines qu'ils expriment leur "ras-le-bol" : les agents des Finances publiques de Haute-Garonne bloquent régulièrement sept centres du département pour réclamer plus de moyens, une revalorisation des salaires et la fin des suppressions de postes.

Le centre des Carmes, à Toulouse, fait partie des structures régulièrement bloquées depuis le début du mouvement
Le centre des Carmes, à Toulouse, fait partie des structures régulièrement bloquées depuis le début du mouvement © Radio France - Marie Rouarch

Le mouvement est entré ce lundi dans sa cinquième semaine : la grogne des agents des Finances publiques de Haute-Garonne ne s'éteint pas. Parmi leurs revendications : une revalorisation salariale, des moyens humains et matériels, notamment. Un "très long mouvement, souligne Christian Terrancle, responsable régional Solidaires Finances publiques, entamé fin janvier et marqué par de nombreuses actions de blocages avec piquets de grève sur de gros centres de Haute-Garonne".

La mobilisation ralentit un peu en cette période de vacances scolaires mais elle ne s'arrête pas totalement : le centre de la cité administrative de Toulouse par exemple, était jusqu'ici bloqué tous les jours. Pour les deux semaines à venir, il le sera deux jours par semaine. Six autres centres (Rangueil, Mirail, Carmes, Muret, Colomiers et Saint Gaudens) sont également affectés par le mouvement et bloqués un à deux jours par semaine.

Revendications plurielles

Les agents grévistes mêlent revendications nationales et plus locales, en matière de salaires, bloqués depuis 2010, contre les suppressions d'emploi qui se comptent par milliers depuis une dizaine d'années. Conséquence : "les agents ne peuvent plus faire correctement leur travail et remplir leurs missions", regrette Jean-Marc Servel, secrétaire de la CGT Finances Publiques de Haute-Garonne. "Par exemple, ajoute-t-il, on ne lutte plus contre la fraude fiscale !", "on fait énormément de contrôles allégés, au hasard" regrette aussi Christian Terrancle pour Solidaires, faute de moyens pour enquêter et travailler les dossiers en profondeur.

Localement, les revendications portent notamment sur les conditions de travail qui se dégradent au fur et à mesure que les budgets rétrécissent. "Les imprimantes, les photocopieurs, tout devient limités, les réseaux informatiques ne sont pas adaptés", souligne Jean-Marc Servel. Le délégué syndicale dénonce aussi les fermetures de trésoreries de proximité : "une quinzaine ont disparu depuis l'an 2000 et d'autres suivront, en Haute-Garonne". Le département perd aussi des postes aux Finances publiques : 215 en 10 ans selon la CGT, qui table sur 250 emplois supprimés en Haute-Garonne d'ici la fin du quinquennat, sur 1 800 agents environ. "Une véritable saignée", relève Jean-Marc Servel.

Retard accumulé pour les agents et les usagers

Ce mouvement au long cours n'est pas sans conséquence pour les usagers. Les retards s'accumulent dans les différents services impactés : des "sacs de courrier en souffrance" à la Cité administrative et quelques centaines de mails non traités" décrit Christian Terrancle. Le délégué CGT a lui aussi pu le constater en se rendant sur un piquet de grève à la Cité administrative, il y a quelques jours : "certaines personnes attendent des remboursements de TVA, d'autres ont des situations compliquées comme cet homme qui a reçu 8 amendes et est poursuivi alors qu'il n'est plus propriétaire de la voiture en question, ça crée des difficultés pour les usagers, on en est bien conscients, mais on a dit aux gens que, à terme, de toutes façons, dans ces conditions, l'accueil du public ne se ferait de plus du tout".

Jean-Marc Servel, délégué CGT, liste les conséquences du mouvement, les retards notamment.

Pour le moment, cette grève concerne essentiellement la Haute-Garonne. Chaque mardi et chaque jeudi, cinq à six centres de Haute-Garonne sont à l'arrêt, ce qui équivaut 5 à 600 agents empêchés de travailler. Les syndicats espèrent que leur mouvement fera tache d'huile, jusque dans le site de Balma, hermétique à la mobilisation pour l'instant, puis dans les autres départements. En Occitanie, Tarn et Pyrénées-Orientales sont d'ores et déjà mobilisés. 

Contagion espérée aussi dans les autres services publics, en marge de la "transformation de la fonction publique" voulue par le gouvernement. L'intersyndicale en Haute-Garonne reste, quoi qu'il arrive, déterminée à poursuivre ce mouvement pour obtenir de véritables négociations avec la direction locale, avec un calendrier de blocages jusqu'au 15 mars au moins. Les discussions sont, à l'heure actuelle, au point mort. La direction départementale des Finances publiques n'a pas souhaité communiquer sur ce mouvement.

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