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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Classes fermées, transports perturbés, manifestations : ce qu'il faut savoir sur la journée de grève prévue ce mardi

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

La CGT appelle les opposants à la politique gouvernementale à descendre dans la rue partout en France ce mardi 5 février pour réclamer "sur le bitume" une hausse des salaires et plus de justice fiscale. Des perturbations sont à prévoir dans les transports, les écoles ou encore les hôpitaux.

Manifestation de la CGT en décembre 2018, à Marseille
Manifestation de la CGT en décembre 2018, à Marseille © AFP - BORIS HORVAT

Premier test de l'année pour la CGT. Le syndicat lance ce mardi un appel national à la grève pour protester contre la "politique libérale" du gouvernement. Solidaires, certaines organisations de FO, l'UNL, la FIDL, le NPA, le PCF et  la France insoumise sont associés à la mobilisation. La CFDT et Force ouvrière ont en revanche décidé de ne pas se joindre au mouvement.

Syndicats et partis politiques réclament une hausse des salaires, plus de justice fiscale, la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, exonérations), le développement des services publics et le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester alors que la loi "anticasseurs", donnant la possibilité aux préfets de prononcer des interdictions de manifester, doit être votée ce mardi.

À quoi faut-il s'attendre ? France Bleu fait le point. 

Des manifestations partout en France

Sur son site internet, la CGT a publié la carte des manifestations prévues ce mardi dans le pays.

À Paris, où les chauffeurs de VTC doivent à nouveau se mobiliser à l'appel de deux organisations, FO-CAPA VTC et CFDT VTC dès 6h30, la manifestation partira à 14h00 de l'Hôtel de Ville en direction de la Concorde. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF seront dans le cortège.

Plusieurs défilés sont aussi prévus en région :

Bretagne : des rassemblements sont prévus à Quimper, Brest, Châteaulin, Quimperlé, Guingamp, Rennes, Saint-Malo, Redon, Fougères, Lorient, Vannes, ou encore Belle-Ile.

Seine-Maritime et Eure : des défilés sont prévus à Rouen et au Havre. La situation à suivre en direct dans cet article.

Bordeaux : départ place de la République (11h30).

Toulouse : départ Place Saint Cyprien (14h00).

Pau : départ de la place Verdun (10h30). 

Périgueux : départ du palais de Justice (10h30).

Lille : départ Porte de Paris (14h30).

Amiens : départ de la mairie (14h30).

Lyon : départ Place Bellecour vers la Préfecture (11h30).

Saint-Etienne : départ del'Hôtel de Ville (10h30).

Marseille : départ du vieux port (11h00).

Toulon : départ de la place de la Liberté (10h30).

Nantes : départ en face de la cité des congrès (13h00).

Rennes : départ Allée du Bâtiment (11h00).

La Rochelle : départ place de Verdun (14h00). D'autres manifestations sont prévues dans les deux Charentes. 

Le Mans: départ de la place des Comtes du Maine (11h45).

Laval : départ de la ZI des Touches (12h00). D'autres manifestations sont prévues en Mayenne.

Strasbourg : départ place de la République (10h00).

Nancy : départ place Dombasle (14h00).

Belfort : devant la Maison du Peuple (10h00).

Montbéliard : départ de la place de la mairie (14h00).

La Souterraine : devant la gare (9h00). D'autres rassemblements sont annoncés en Creuse.

Perpignan : départ de la place de Catalogne (11h00).

Le trafic des trains, des avions et des transports en commun perturbé

Des préavis de grève ont été déposés à la SNCF notamment. Ils sont valables du lundi 4 février 20h00 jusqu'à mercredi matin. Le détail des perturbations dans toute la France est disponible ici. Pour savoir si votre train est maintenu ou non, vous pouvez consulter cette page. Selon la SNCF "des retards seront fort probables" sur les Thalys, mais l'Eurostar doit circuler normalement.

À Nantes, le trafic aérien pourrait être perturbé. La CGT annonce le blocage de la zone aéroportuaire (zone D2A) dès 4h00 du matin.

À Marseille, les deux lignes de métro doivent fonctionner normalement. En revanche, le trafic du tramway sera ralenti et certaines lignes de bus à l'arrêt durant toute la journée. Quelques perturbations sont aussi à prévoir sur les TER jusqu’à mercredi matin 8h00.

À Clermont-Ferrand, la circulation de plusieurs lignes de bus et du tramway sera perturbée. La SNCF annonce un trafic normal sur les Intercités entre Paris et Clermont. Pour les dessertes régionales, sept TER sur dix devraient circuler avec un trafic annoncé normal sur plusieurs lignes. 

A Rouen et au Havre, les transports en commun sont perturbés.

À Nice, le stationnement sera gratuit ce mardi pour compenser les perturbations sur le réseau de transports en commun.

À Rouen et Dieppe, le trafic des bus sera perturbé. Le détail ici.

Dans la Loire, le trafic des trains sera très légèrement perturbé : quatre allers-retours entre Roanne et Saint-Etienne ne seront pas assurés ainsi qu'un aller-retour entre Roanne et Lyon Perrache. 

À Bordeaux, des ralentissements, voire des interruptions de trafic sont à prévoir sur les lignes de tram A, B et C. Les bus seront déviés pour éviter le secteur République-Gambetta-Quinconces.

Dans les Pyrénées-Orientales, la SNCF annonce la suppression d'un TER sur quatre. La ligne du littoral entre Cerbère et Narbonne sera la plus touchée. Les transports en autocar des scolaires et des voyageurs seront aussi très perturbés avec plus de 150 services non effectués. Les gilets jaunes pourraient, en outre, tenter de mener des actions au Boulou et sur l'autoroute A9.

Écoles et cantines fermées dans plusieurs régions

En Seine-Maritime et au Havre, le fonctionnement des écoles, des hôpitaux et des prisons est perturbé. 

En Bretagne, des perturbations sont à prévoir dans les écoles et les services périscolaires. A Brest, les enfants de deux à six ans dont les enseignants sont en grève seront accueillis en centre de loisirs.

À Marseille, 68 des 444 cantines scolaires seront fermées. Neuf crèches municipales seront totalement fermées, et 28 partiellement ouvertes.

En Seine-Maritime et dans l'Eure, il n'y aura ni cantine, ni accueil périscolaire, ni garderie dans plusieurs écoles. 

Même chose à Cherbourg (Cotentin). La liste des écoles impactées est dans cet article.

À Caen, un service minimum d’accueil sera proposé dans les écoles où le taux de grévistes sera supérieur à 25 %.

À Saint-Etienne, une crèche sera fermée et cinq partiellement ouvertes. Il n'y aura pas de cantine dans 17 écoles.

À Niort, une école sera fermée et il n'y aura pas de service restauration et/ou garderie dans une vingtaine d'autres établissements.

À Pau, l'accueil périscolaire ne sera pas assuré ou partiellement assuré dans 20 écoles. 

À Amiens, 14 restaurants scolaires seront fermés notamment.

En Gironde, les mairies de Bègles, Libourne, Mérignac ou encore Bordeaux ont listé sur leurs sites internet les perturbations dans les écoles.

Dans les Pyrénées-Orientales, la ville de Perpignan s'attend à un taux de grévistes supérieur à 34% dans les écoles maternelles et primaires.

À Belfort, il n'y aura pas d’accueil périscolaire et/ou de cantine dans cinq écoles. 

Les services de cantine et de garderie ne seront pas non plus assurés dans plusieurs établissements de la Creuse. Il n'y aura pas de ramassage scolaire à Guéret.

La fonction publique en grève

Des préavis de grèves ont aussi été déposés dans la fonction publique.

En Seine-Maritime et dans l'Eure, infirmiers et aide-soignants sont appelés à cesser le travail dans les hôpitaux du Havre, Rouen et Évreux.

Idem dans les hôpitaux de Vaucluse, où FO a donné ce lundi le coup d’envoi d'une semaine de grève. Le syndicat réclame plus de moyens, une revalorisation des salaires et l'arrêt des suppressions de postes.

FO est aussi mobilisé au CHU de Bordeaux. Le syndicat a déposé un préavis de grève du samedi 2 février au lundi 11 février et il organise une action spécifique pour les personnels du CHU à Pessac ce mardi. Une marche ou une chaîne humaine aura lieu sur l'avenue du Haut-Lévêque, à 12h30.

En Creuse, les Ehpad pourraient être impactés. Les syndicats réclament des moyens supplémentaires pour accompagner dignement les personnes âgées et pour améliorer les conditions de travail des aidants.

Dans les Pyrénées-Orientales, les syndicats estiment qu'un agent sur deux sera en grève dans les centres des impôts, ce qui pourrait entraîner la fermeture de plusieurs trésoreries. À La Poste, les syndicats SUD et CGT espèrent 15% de grévistes sur l'ensemble du département et 50% sur l'agglomération de Perpignan.

L'ensemble des services municipaux (état civil, médiathèques, installations sportives etc.) pourrait aussi être impacté dans plusieurs villes du pays.

Syndicalistes et "gilets jaunes" côte à côte ?

Plusieurs figures du mouvement des "gilets jaunes", dont  Éric Drouet et l'avocat rouennais François Boulo, ont appelé à une "grève générale illimitée" ce mardi. En outre, comme les "gilets jaunes" qui ont décidé d'organiser leur propre débat national, la CGT boycotte la grande consultation lancée mi-janvier par le gouvernement. "Toutes les questions sont pipées et portent en germe la volonté de poursuivre une politique libérale", a justifié Catherine Perret, une des dirigeantes du syndicat, auprès de l'AFP. À la place, la CGT a mis en ligne des "cahiers d'expression revendicative". 

Peut-on pour autant parler de convergence des luttes ? Le patron de la centrale syndicale, Philippe Martinez, laisse planer l’ambiguïté. "Les convergences, elles existent déjà, il y a une trentaine de départements où il y aura des défilés jaunes et rouges" mardi, a-t-il assuré dimanche. "Il faut travailler dans la continuité. Je pense aussi que, même si l'action des gilets jaunes sur les ronds-points est positive, le Medef est trop tranquille", a-t-il toutefois ajouté. La CGT propose notamment d'organiser toutes les semaines des "mardis d'urgence sociale", qui mettront en lumière des initiatives syndicales un peu partout en France.

De leur côté, les "gilets jaunes" sont divisés sur une éventuelle convergence. En Dordogne notamment, deux cortèges différents, l'un syndical et l'autre réunissant les "gilets jaunes", partiront séparément du palais de Justice, avant de probablement fusionner. À Pau en revanche, pour la première fois, "gilets jaunes" et syndicats défileront côte à côte. Cela ne sera pas possible dans le Gard, où la préfecture a interdit les rassemblements ou manifestations sur plusieurs axes routiers du département.

La CGT, qui a annoncé qu'elle ne se rendrait pas à Matignon mercredi où le Premier ministre reçoit syndicats et patronat, prévoit déjà une nouvelle journée nationale à la mi-mars. Lors de la précédente mobilisation, le 14 décembre, le syndicat avait dénombré 15.000 manifestants à Paris, contre 6.000 pour la préfecture de police. Aucun chiffre au niveau national n'a été communiqué.

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