Économie – Social

A Clermont-Ferrand, l’émotion après l’annonce de la mort de François Michelin

France Bleu Pays d'Auvergne mercredi 29 avril 2015 à 20:41

François Michelin lors d'une assemblée générale des actionnaires.
François Michelin lors d'une assemblée générale des actionnaires. © Maxppp-Pascal Chareyron-La Montagne

Alors que l’ancien dirigeant de la manufacture s’est éteint ce mercredi à Clermont, la mort de ce capitaine d’industrie a suscité de nombreuses réactions. Du sommet de l’État aux usines Michelin, beaucoup ont rendu hommage à ce patron à l’ancienne.

François Michelin s’est donc éteint ce mercredi matin, entouré de sa famille à Clermont-Ferrand. Il avait consacré toute sa vie à l’entreprise familiale où il a débuté dans les usines avant d’en prendre la direction pendant 47 ans. Il laisse la place à son fils Édouard en 2002, ce dernier décèdera quatre ans plus tard dans un accident de pêche. Depuis l’annonce de son décès nombreuses sont les réactions qui saluent un patron emblématique d’une certaine époque . Le groupe Michelin a salué un homme "porté par sa passion pour l’innovation autant que par son exigence de rigueur au service de la qualité (…) il a transformé́ le groupe en lui donnant sa dimension internationale".

Le président François Hollande a salué de son côté "l'un des plus grands industriels français de l'après-guerre (…) qui sut faire d'une entreprise familiale régionale l'un des plus grands groupes français."  A Clermont, le maire Olivier Bianchi a rendu hommage à un homme emblématique pour l’histoire de la ville dans son ensemble. 

MICHELIN / BIANCHI

Les Clermontois, qui étaient à peine au courant de la nouvelle en milieu de journée, ont tous le sentiment de perdre une figure. 

MICHELIN / REACTIONS CLERMONTOIS

Du côté des usines Michelin à Clermont , c’était aussi l’émotion qui primait ce mercredi, beaucoup de salariés saluent ce patron respecté et proches de ses employés.

MICHELIN / REACTIONS EMPLOYES

Pour les syndicats de Michelin, les rapports avec le patriarche étaient plus conflictuels . François Michelin avait du mal avec le dialogue social et ses sorties contre les 35 heures ou les syndicats étaient fréquentes. Francois Boisset a été longtemps leader syndical CGT chez le manufacturier et ses relations avec François Michelin étaient compliquées.

MICHELIN BOISSET

François Michelin a passé ses dernières années dans une maison de retraite gérée par la congrégation des Petites sœurs de pauvres, à quelques mètres seulement de l'usine des Carmes, le siège de la manufacture où il a passé la plus grande partie de sa vie. Homme de foi depuis son enfance, il a gardé des convictions fortes . On ne connaît pas encore la date de ses obsèques mais il sera inhumé au cimetière d’Orcines , auprès de ses parents, de son épouse décédée en juillet dernier, et de son fils Édouard disparu en 2006.