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Économie – Social

Clermont-Ferrand : le personnel des urgences du CHU toujours en grève

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Une douzaine de soignants du service des urgences du CHU de Clermont-Ferrand ont manifesté ce mardi matin devant leur service. Un rassemblement symbolique pour exprimer leur ras-le-bol.

Des soignants des urgences grévistes assignés au CHU de Clermont-Ferrand
Des soignants des urgences grévistes assignés au CHU de Clermont-Ferrand © Radio France - Claudie Hamon

Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, France

La grève se poursuit aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand, un mouvement entamé le 3 juillet dernier. Les soignants dénoncent l'engorgement de leur service et réclament toujours du personnel et surtout l'ouverture de lits supplémentaires en aval, notamment en psychiatrie. Dans un courrier, daté du 22 juillet,  la direction leur a attribué une aide soignante et une infirmière pendant la période estivale. Pas suffisant, estime le personnel qui a décidé de poursuivre la grève.

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand en grève depuis le 3 juillet. - Radio France
Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand en grève depuis le 3 juillet. © Radio France - Cleudie Hamon

Seulement deux infirmières la nuit

Une manifestation toute symbolique, puisque la douzaine de soignants présents sont tous assignés. Infirmières, aide soignantes, agents des services, elles sont toutes venues, le temps de faire une photo et de délivrer un message affiché au dos de leur blouse blanche : "Ce n'est pas parce que nous sommes en grève que vous attendez [NDLR aux urgences], c'est parce que vous attendez que nous sommes en grève !" 

"Nous sommes usés" avoue cette infirmière. "Le travail aux urgences est devenu insécure. Il y a beaucoup de violence. J'ai l'impression de ne pas offrir un soin de qualité, malgré notre sérieux et notre bonne volonté."  

"Il nous faut du personnel la nuit !" assène cette aide-soignante. "La journée il y a cinq infirmières, la nuit, elles sont seulement deux. Il n'y a même pas une aide soignante par secteur."

"Nous venons travailler la boule au ventre"

Cette aide soignante avoue ne plus se sentir en sécurité seule dans les box avec certains patients. "Les pathologies ont changé. Les violences se multiplient aux urgences. Certaines de mes collègues viennent travailler la boule au ventre." Pour les rassurer, la direction va mettre en place des stages de self-défense d'ici la fin de l'année. "Pour apprendre à parer les coups sans doute" précise cette aide-soignante. "Mais en cas de violence, la seule chose à laquelle on pense, c'est sauver sa peau."

Chaque jour, le service des urgences du CHU de Clermont-Ferrand fonctionne avec  sept médecins, 18 infirmiers, 13 aide-soignants et trois ASH. 

Cette grève des urgences démarrée mi-mars à Paris touche aujourd'hui plus de 200 services en France, selon le collectif inter-urgences. Les syndicats ont déjà prévu une journée d'action étendue au milieu hospitalier le 11 septembre.

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