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Économie – Social

Clermont-Ferrand : les accompagnants d'élèves handicapés mobilisés ce mercredi

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Les AESH sont dans la rue, ce mercredi, partout en France. On en compte 900 dans l'Académie de Clermont-Ferrand. Certains seront devant le Rectorat en début d'après-midi pour demander un véritable statut de la fonction publique.

Enfant handicapé en salle de classe
Enfant handicapé en salle de classe © Maxppp - Rémi Wafflart-Betheny

Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Ils ne font pas grève, ils n'ont pas les moyens. Les AESH, les Accompagnants d'élèves en situation de handicap, choisissent donc un mercredi, jour sans école, pour exprimer leur ras-le-bol. A Clermont-Ferrand, ils seront devant le Rectorat à partir de 14 heures 30, à l'appel d'une intersyndicale. Tous dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, une précarité maintenue, et un manque de formation. Parmi ces accompagnants, une majorité de femmes. Claudia, AESH depuis une dizaine d'années, raconte son quotidien.

Quelle formation ?

Claudia travaille à Clermont-Ferrand, elle accompagne des enfants handicapés moteur dans une école primaire : "Ils sont en fauteuil, donc _ils ont besoin d'aide sur tous les temps de la vie quotidienne_, à la cantine, aux toilettes, et aussi dans la classe pour toutes les activités scolaires"

A-t-elle été formée ? Pas vraiment explique la jeune femme qui évoque 60 heures de formation, "sans approfondissement". D'où un sentiment d'abandon parfois en abordant une nouvelle mission. Une AESH peut ainsi se retrouver avec un enfant qui communique uniquement en langue des signes. "C'est à nous de nous former, d'inventer des méthodes pour prendre en charge l'enfant".

Payés combien ?

Récemment, les AESH sont passés de contrats aidés à des CDD de trois ans transformables en CDI. Sauf que ce sont toujours des contrats à temps partiels. Claudia travaille ainsi à 60 % payés 735 euros par mois. Elle parle donc de précarité alors même qu'il y a des besoins ! Une soixantaine d'enfants ne seraient pas pris en charge dans l'Académie de Clermont-Ferrand.

Un vrai statut

Neuf syndicats soutiennent le mouvement des AESH dont le S.E UNSA. Florence Boyer en est la représentante dans le Puy-de-Dôme : "La solution, c'est de créer un véritable statut, les faire entrer dans la fonction publique, d'avoir des grilles salariales à la hauteur des enjeux, et surtout d'obtenir des temps pleins. Là, elles ont des temps partiels subis. 90 % des AESH sont des femmes, il y a énormément des mères célibataires avec enfants. Je crois que sans les AESH l'école inclusive n'est pas possible".

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