Économie – Social

Clermont-Ferrand : les policiers en colère maintiennent la pression

Par Eric Le Bihan, France Bleu Pays d'Auvergne jeudi 26 janvier 2017 à 14:13

Les policiers ne décolèrent pas à Clermont-Ferrand
Les policiers ne décolèrent pas à Clermont-Ferrand © Radio France - olivier vidal

Plus de 150 policiers clermontois ont fait entendre leurs inquiétudes en plein débat parlementaire sur la notion de légitime défense. Ils demandent encore et toujours des moyens... et de la reconnaissance.

Les parlementaires discutent, les syndicats négocient et la base défile. A l'appel de l'Union des policiers nationaux indépendants, qui regroupe désormais 22 associations et collectifs issus de la grogne des policiers, une vingtaine de manifestations étaient programmées ce jeudi. Celle organisée dans les rues du centre-ville de Clermont-Ferrand a rassemblé entre 150 et 200 fonctionnaires, qui ont défilé sans bannière syndicale, ni étiquette politique jusqu'à la place de Jaude.

A Paris, le cortège devait partir du Champ-de-Mars en milieu d'après-midi pour arriver à proximité de l'Assemblée Nationale. Et pour cause. Après les Sénateurs qui ont adopté mardi dernier en première lecture le projet de loi assouplissant les règles de légitime défense des policiers, ce sera au tour des députés de l'examiner à partir du 7 février. Objectif : une adoption définitive avant la fin de la session parlementaire, fin février.

les policiers en colère réunis en association - Radio France
les policiers en colère réunis en association © Radio France - eric le bihan

Pour la première fois depuis le début de la fronde consécutive aux graves incidents de Viry-Châtillon en octobre 2016, la manifestation avait été déclarée en préfecture du Puy-de-Dôme. Et pour cause, les policiers se sont constitués en association à l'échelle départementale. Ils défilent désormais sous la bannière du "Mouvement des Policiers en Colère". A ce jour, 240 fonctionnaires issus de 39 services départementaux, y adhèrent. Si la prochaine manifestation n'est pas encore programmée à Clermont-Ferrand, des opérations coup de poing sont à l'étude pour maintenir la pression sur le gouvernement en pleine négociation avec les organisations syndicales, dont ils se sont détachés pour agir plus librement.