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Clermont-Ferrand : premier acte du plan de 2.300 suppressions de postes chez Michelin France

Direction et syndicats de Michelin ont rendez-vous ce mercredi. Une réunion, organisée à Clermont-Ferrand, vise à fixer les modalités du plan qui prévoit 2300 suppressions de postes d'ici à 2023 en France. Pour 2021, le groupe annonce 330 postes en moins et 170 créations sur les sites clermontois.

La bannière Michelin (image d'illustration)
La bannière Michelin (image d'illustration) © Radio France - Isabelle Gaudin

Rendez-vous chez Michelin, ce mercredi matin, pour le lancement du plan de compétitivité mis en place par la Manufacture pour les trois années à venir. Lors d'une ultime réunion de négociation, syndicats et direction doivent se mettre d'accord sur la suppression de 2.300 postes en France. On sait déjà qu'à Clermont-Ferrand, pour cette année 2021, la direction prévoit 330 suppressions et 170 créations de postes.

Quels sont les services concernés ?

La production est peu touchée par ce plan. Sont concernés essentiellement les bureaux, l'informatique, la recherche et le développement. Les sites des Carmes, de Cataroux, de Ladoux seront impactés. Les salariés partiront en retraite, en préretraite, ou seront reclassés. Un certain nombre pourra quitter l'entreprise dans le cadre d'une RCC, une Rupture conventionnelle collective.

La CFE-CGC, premier syndicat chez Michelin, se satisfait des conditions négociées

Du côté de la CFE-CGC, syndicat de l'encadrement, on est plutôt satisfait par ce que Michelin a proposé. "On attend une co-construction. Depuis le début, nous revendiquons des mesures d'accompagnement pour ceux qui vont partir, mais aussi pour ceux qui vont rester, qui porteront le changement voulu par l'entreprise à travers ce plan", indique José Tarantini, délégué syndical central CFE-CGC chez Michelin. "Nous insistons pour inscrire le dialogue social et la construction d'une politique salariale et de bénéfices sur le long terme" ajoute-t-il.

José Tarantini, délégué syndical central CFE-CGC chez Michelin, raconte sa satisfaction d'avoir été entendu, notamment sur les conditions des salariés qui restent dans l'entreprise.

"Nous sommes assez satisfaits de ce que nous avons obtenu de l'entreprise, pour ceux qui partent, et pour ceux qui restent", explique José Tarantini. L'idée, pour le syndicat, est de sanctuariser les deux prochaines années, ceux qui partent obtiendraient deux ans de salaire pour accompagner leur retraite ou leur projet de reconversion et ceux qui restent évolueraient dans des conditions dignes, sans devoir faire, chacun, le travail de deux ou trois personnes, du fait de ce plan de suppression de postes.

José Tarantini, délégué syndical central CFE-CGC chez Michelin, explique ce que son syndicat a voulu négocier avec Michelin.

La CGT parle de "restructuration massive"

La CGT conteste les chiffres de la direction, pour le syndicat, ce sont 600 postes qui vont être rayés de la carte chez Michelin à Clermont-Ferrand cette année, contre seulement 140 créations. Dans ces conditions, pas question de voter en faveur de ce plan. Jean-Paul Cognet, secrétaire général CGT Michelin à Clermont-Ferrand, estime qu'il s'agit là d'un "plan de restructuration massif, dans une entreprise qui fait des bénéfices, qui se porte bien. Les actions sont très rémunératrices. Il n'y a aucune raison de supprimer des emplois".

Le représentant de la CGT fait part de son inquiétude concernant les services touchés par ce plan, "c'est très inquiétant, la recherche, les tests, des services qui sont très liés à l'industrie, dont on a besoin là où on a des usines qui fabriquent des pneus, et qui vont partir là où maintenant les usines fabriquent des pneus !". Jean-Paul Cognet qui attend maintenant des précisions du fabricant de pneumatiques, "on a des chiffres assez précis sur les suppressions, en revanche pour les créations, c'est très vague"

Jean-Paul Cognet, secrétaire général CGT Michelin à Clermont-Ferrand, exprime son mécontentement face au plan chez Michelin

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