Économie – Social

Code du Travail : ni une révolution, ni une réformette mais une "transformation" pour l'économiste Michel Albouy

Par Lionel Cariou, France Bleu Isère vendredi 1 septembre 2017 à 8:43

Michel Albouy, professeur à Grenoble Ecole de Management
Michel Albouy, professeur à Grenoble Ecole de Management - Pierre Jayet /Agence Prisme

Il juge la réforme du Code du Travail "équilibrée" et "nécessaire" : Michel Albouy, professeur à Grenoble École de Management (GEM) était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi au lendemain de la divulgation du contenu des ordonnances.

Une rencontre avec les partenaires sociaux le matin, puis une conférence de presse à midi : ce jeudi le gouvernement a dévoilé le contenu des cinq ordonnances portant sur la réforme du droit du travail. Les textes contiennent 36 mesures. Pour Michel Albouy, il ne s'agit pas d'une révolution, ni d'un énième réforme mais bien d'une "transformation". En clair : entre les deux. Et avec cette réforme, le curseur se déplace clairement vers les entreprises.

"Oui, les entreprises gagnent, mais ce n'est pas un jeu à somme nulle. Si elles gagnent en liberté, quelque part c'est le marché du travail qui va en bénéficier." — Michel Albouy, professeur à Grenoble École de Management

Michel Albouy professeur à GEM ce vendredi sur France Bleu Isère

Les TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises) de moins de 50 salariés sont les grandes gagnantes, notamment en ce qui concerne les indemnités prud'hommales véritable "chiffon rouge" pour certaines d'entre elles selon Michel Albouy. Celles-ci seront bien plafonnées. En ce qui concerne le dialogue social, qui pourra désormais se faire en dehors du cadre syndical dans les petites entreprises, le professeur note que "cette transformation ne fait pas disparaître les branches comme certains le craignaient". Pour Michel Albouy "on replace l'entreprise au cœur du système".

  - Visactu
© Visactu