Colère des policiers : un accord trouvé entre les syndicats et le ministère de l'Intérieur sur les salaires
Le gouvernement a trouvé mercredi soir un accord avec les policiers. Après une journée de mobilisation et de longues heures de négociations, les syndicats de police obtiennent une revalorisation des salaires.

Le ministère de l'Intérieur a accepté mercredi soir de revaloriser les salaires des policiers qui réclamaient plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux Gilets jaunes.
Une amélioration du pouvoir d'achat
Depuis le début de la semaine, le gouvernement cherche à désamorcer la fronde qui monte dans la police. Un accord sur une augmentation des salaires a été conclu ce mercredi. Cette augmentation se fera en trois temps à partir de janvier 2019. Au bout d'un an, cela devrait aboutir à 120 euros net de plus par mois pour les gardiens de la paix, 150 euros net pour les plus hauts gradés.
La prime de 300 euros proposée en début de semaine par le gouvernement pour désamorcer la crise sera versée finalement aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des Gilets jaunes. "C'est ce qu'on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d'achat", s'est félicité le secrétaire général d'Unité-SGP Police, Yves Lefebvre, en sortant de plusieurs heures de tractations.
Le chantier des heures supplémentaires, qui porte sur quelque 275 millions d'euros, reste en revanche ouvert et sera "traité" à partir de janvier, a assuré le syndicaliste.
La "reconnaissance" de l'Etat
"C'est la reconnaissance de l'Etat, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", s'est réjoui Jean-Claude Delage du syndicat Alliance.
Tout au long de la journée de mercredi, la protestation des forces de l'ordre a pris la forme de fermetures "symboliques" de commissariats et d'une grève du zèle dans plusieurs villes. Les syndicats obtiennent donc satisfaction après un mois éreintant où les forces de l'ordre ont dû gérer la mobilisation des "gilets jaunes" mais aussi une menace terroriste revenue brutalement sur le devant de l'actualité avec l'attentat de Strasbourg, qui a fait cinq morts.
Le coût total pour les finances publiques n'a pas été communiqué alors que le gouvernement a déjà annoncé plusieurs milliards d'euros de mesures destinées à faire retomber la colère des "gilets jaunes".