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Dossier : Coronavirus Covid-19

Pyrénées-Orientales : la moitié des discothèques pourraient faire faillite

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Par , France Bleu Roussillon

Dans les Pyrénées-Orientales, 50% des discothèques pourraient faire faillite si elles restent fermées jusqu'en septembre. Un recours auprès du Conseil d'État est en cours de préparation à l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). Il sera déposé dans les prochains jours.

Les discothèques sont fermées depuis le début du confinement, mi-mars.
Les discothèques sont fermées depuis le début du confinement, mi-mars. © Maxppp - Julio PELAEZ

Sept mois de fermeture et le dépôt de bilan. C'est ce qui attend de nombreux gérants de boîtes de nuit si le gouvernement ne change pas d'avis. Un décret publié le 22 juin au journal officiel prévoit que les discothèques ne rouvrent pas avant septembre... Autrement dit, avant la fin de la saison. 

Dans les Pyrénées-Orientales, une vingtaine de lieux sont concernés. "50 % d'entre eux ne survivront pas à une fermeture estivale" selon Hervé Montoyo, le président de l'Union des métiers et de l'industries de l'hôtellerie (UMIH) dans le département. 

Le Conseil d'État sera saisi dans les prochains jours

Cette obligation de rester fermé est jugée injuste par le secteur, qui n'a pas l'intention de se laisser faire. Christophe Peche de Laclause, l'avocat de l'UMIH, prépare un recours auprès du Conseil d'État pour demander son annulation. Il sera déposé d'ici quelques jours.

Une réunion interministérielle devrait également avoir lieu ce mardi 30 juin. Son issue est cruciale pour les exploitants de discothèques et leurs employés, dont la situation financière devient critique. Vladimir Ostermann, le gérant du Marina au Barcarès et de trois boîtes de nuit à Canet-en-Roussillon, a déjà perdu 70 % de son chiffre d'affaires annuel.  Il est prêt "à tout" pour rouvrir, quitte à " à faire rentrer les personnes sur réservation en aménageant toute la boîte de nuit comme les carrés VIP". 

Patrick Pienne, le propriétaire du Central Beach à Argelès-sur-Mer, souligne que sans revirement du gouvernement, l'État devra mettre la main à la poche pour soutenir le secteur. D'autres gérants de boîtes de nuit du département, eux, envisagent une action coup de poing : accueillir leurs clients samedi 11 juillet, avec ou sans autorisation, pour se faire entendre

200 employés concernés dans le département

Les gérants de boîtes de nuit ne sont pas les seuls dans l'embarras. Deux cents saisonniers sont d'ordinaire employés dans les discothèques du département. Le DJ catalan Étienne Mu-ka est l'un d'entre eux. Il n'a pas mixé une seule fois depuis le début du confinement mi-mars... Sa situation financière est devenue"très dure". Il songe à repousser son mariage prévu en septembre, faute d'avoir gagné suffisamment d'argent cet été pour le financer. 

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