Économie – Social

Collecte en cours pour les ex-Ardennes Forge

Par Alexandre Blanc, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 13 septembre 2017 à 9:06

Une urne pour les ex-Ardennes Forge
Une urne pour les ex-Ardennes Forge © Radio France - Alexandre Blanc

La collecte en soutien aux anciens salariés d'Ardennes Forge est lancée. Des urnes sont en place dans une trentaine de mairies.

La collecte est lancée pour soutenir les anciens salariés d'Ardennes Forge. Des urnes sont mises à disposition jusqu'à dimanche dans une trentaine de mairies ardennaises, ainsi que ce samedi 16 et ce dimanche 17 septembre, sur la place Ducale à Charleville-Mézières, pendant le Festival mondial des théâtres de marionnettes.

Les dons peuvent aussi être directement adressés à l'association "Les Indignés d'Ardennes Forge", 26 rue jean-Jacques Rousseau 08800 MONTHERME.

Cet été, 9 ans après la liquidation de l'usine de Nouzonville, la Cour de cassation a jugé que les 47 licenciés devraient rembourser 470 000 euros d'indemnités sur les 900 000 qu'ils ont perçu. La justice civile n'a pas retenu le travail dissimulé pour lequel trois anciens dirigeants de l'entreprise ont pourtant été condamnés au pénal.

7 ans de procédure

Fin août, après un rendez-vous au ministère du Travail, les ex-salariés ont déposé leurs dossiers individuels au créancier, l'Agence de Garantie des salaires (AGS), afin que leurs dettes soient réexaminées au cas par cas. Bien que nombre d'entre eux soient au chômage ou touchent le RSA, les anciens d'Ardennes Forge s'attendent à devoir rembourser malgré tout une partie de la somme qu'on leur réclame.

C'est ce que laisse d'ailleurs entendre le Premier Ministre Edouard Philippe dans une interview accordée au journal l'Union-l'Ardennais.

Une solution amiable sera recherchée avec les salariés concernés, en conformité avec leurs capacités de remboursement" — Edouard Philippe, Premier Ministre

Soutien financier et moral

Un modèle de motion de soutien à faire adopter en conseil municipal a été adressé aux 452 mairies ardennaises. Le texte demande au législateur de faire en sorte que les salariés ne puissent plus être "victimes de telles distorsions voire de contradictions judiciaires"