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Comment la presse quotidienne passe l'épreuve du coronavirus dans la Manche ?

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Par , France Bleu Cotentin

La crise du coronavirus inquiète la presse écrite quotidienne régionale : avec la fermeture de certains distributeurs, la difficulté à imprimer ou la baisse des recettes publicitaires, le cap pourrait être rude à passer. Comment ça se passe pour les journaux dans la Manche ?

Ouest France résiste à la baisse des ventes mais voit son chiffre d'affaire publicitaire reculer de 60%
Ouest France résiste à la baisse des ventes mais voit son chiffre d'affaire publicitaire reculer de 60% - ouest france

Ouest France résiste

Le groupe fonctionne en majorité avec les abonnés qui représentent 80% de son lectorat dans la Manche, environ 30000 abonnés, ce qui permet de garder des ventes stables.  

Mais l’inquiétude vient de la disparition de la publicité dans les pages explique Nicolas Denoyelle, directeur départemental de Ouest France dans la Manche : " La grosse difficulté pour un journal comme Ouest France, ce n'est pas la baisse des ventes -on a plus de lecteurs notamment des internautes, une hausse de 50% sur certains sites - mais là où c'est plus compliqué c'est la baisse du chiffre d'affaire publicitaire. Les entreprises souffrent, passent moins de pub, où on a une baisse de 60%. La direction a pris de mesures de chômage partiel pour combler ce gros déficit et on se tient prêt à redémarrer juste derrière quand la crise sera passée.

La Presse de la Manche accuse le coup 

Malgré une hausse des abonnements -d’environ 10% sur environ 20000 abonnés habituellement- le quotidien du Cotentin souffre. Cette progression ne compense pas la baisse importante des ventes au numéro, qui représente 45% des ventes contre 55% pour les abonnements. "Les journaux jouent un rôle important en terme de lien social et donc on a de beaucoup de nouveaux abonnés ces derniers jours, des habitants du Cotentin, de la Manche, qui sans doute avaient besoin de cette lucarne sur l'extérieur, explique Laurent Gouhier, le directeur délégué de la Presse de la Manche. Mais les ventes en kiosque sont en baisse puisque des points de ventes ont fermés ou désertés."

Il n'y a quasiment plus de pub dans nos colonnes et ce n'est pas une bonne nouvelle économique. On pense à nos annonceurs qui eux aussi souffrent. C'est difficile pour tout le monde. On fait le dos rond. Notre mission c'est d'être là chaque matin et on mesurera la baisse des recettes publicitaires un peu plus tard. Laurent Gouhier, directeur délégué de la Presse de la Manche

Chômage partiel et voilure réduite

Les porteurs des deux quotidiens sont sur le terrain et continuent à livrer. 

Mais les deux journaux ont dû recourir à du chômage partiel. Une vingtaine de personnes concernées à La Presse de la Manche notamment pour les services commerciaux ou en lien avec la publicité. 

Les journaux ont aussi réduit la voilure avec une édition unique par département pour Ouest France depuis 15 jours 

  • La liste des points de vente où trouver Ouest France est diffusée dans le journal une fois par semaine et sur internet
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