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Économie - Social

Comment le dépôt pétrolier de Brest fait face aux risques de blocages

Mobilisation des professionnels du BTP, opposants à la réforme des retraites... Le dépôt pétrolier est un point privilégié de blocage lors des mouvements sociaux. Depuis fin novembre à Brest, toute l'activité est perturbée par les actions intempestives comme par les pleins de précautions.

Le dépôt pétrolier de Brest doit faire face aux risques de blocages et à la surconsommation d'automobilistes inquiets
Le dépôt pétrolier de Brest doit faire face aux risques de blocages et à la surconsommation d'automobilistes inquiets © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Brest, France

D'ordinaire, il prévoit sans difficultés l'arrivée des bateaux qui livrent le carburant un mois à l'avance. Depuis le 27 novembre, le directeur du dépôt pétrolier de Brest passe quatre fois plus de temps à évaluer les besoins en carburant, dans un contexte où les blocages du site peuvent survenir à tout moment.

20 à 25.000 mètres cube de carburant

En temps normal, deux bateaux passent en moyenne chaque semaine apporter les différents carburants au dépôt. Environ 20 à 25.000 mètres cube de carburant y sont stockés. Avec les risques de blocages qui occupent l'esprit des automobilistes depuis des semaines, les besoins sont beaucoup plus difficiles à prévoir explique le directeur du site, Jérôme Cussonneau. "Depuis début janvier, on sort des volumes de carburant bien au-dessus de la normale, explique-t-il. En une journée de travail, on fait une journée et demi normale." 

On a beaucoup plus de mal à prévoir la journée du lendemain depuis fin novembre.

Avec les mobilisations contre la réforme des retraites et le blocage en fin de semaine dernière de la zone portuaire, il a fallu faire passer les camions-citernes par une autre route, et certains chauffeurs sont restés coincés en amont des ronds-points bloqués par les manifestants. "C'est compliqué de prévoir car on peut avoir 200 camions avec dix-huit heures de chargement d'affilée pour nos équipes, puis le lendemain un blocage ou une perturbation, avec zéro activité", précise le directeur du site.

Jongler pour les arrivées de bateaux

Des paramètres à prendre en compte en amont, autant que possible, pour le planning des bateaux. "D'habitude, _on prévoit le volume de carburant et la date d'arrivée du bateau une trentaine de jours à l'avance_", indique Jérôme Cussonneau. Si un blocage ou une ruée à la pompe survient entre temps, il faut tenter d'ajuster "en sachant que certains bateaux en ont pour six jours de voyage donc il y a des choses qu'on ne peut pas arrêter", explique-t-il. 

Eviter la pénurie, mais aussi un sur-stock, c'est le but. "Il ne faut pas que les bateaux attendent car les camions ne peuvent pas accéder au site, ça représenterait des pertes financières conséquentes, lance le directeur du site. Mais on ne veut pas non plus faire patienter les transporteurs", dont les délais sont déjà rallongés lorsque le site est bloqué. Dans ces cas là, les équipes du dépôt pétrolier préviennent leurs clients pour diriger les chauffeurs vers d'autres sites.

Eviter les pleins de précaution

En décembre, de nombreuses stations-services s'étaient retrouvées à sec lors du blocage du dépôt par les professionnels du BTP. Les perturbations sur les dépôts pétroliers de Lorient et Vern-sur-Seiche, ou au niveau de la raffinerie de Donges, ont eu un impact direct d'après Jérôme Cussonneau : "on a un report d'activité chez nous avec des transporteurs qui prennent du carburant pour livrer dans les autres départements, donc certaines stations-services locales se retrouvent vite en pénurie."

L'ennemi, c'est aussi "les pleins de précaution." "L'inquiétude de certains automobilistes les pousse à faire _le plein d'essence par sécurité, ça accélère la pénurie_. On se retrouve parfois avec des camions-citernes qui passent plus souvent que la normale dans la journée pour approvisionner certaines stations", constate Jérôme Cussonneau. 

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