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Comment les PME vivent-elles la crise ? Exemple de l'entreprise limousine Micard

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La crise économique entraînée par le confinement et le COVID-19 ne fait «que commencer» et s'annonce « brutale » a déclaré dimanche le Premier ministre Edouard Philippe. La situation varie néanmoins selon les secteurs.

L'entreprise Micard à Guéret L'entreprise Micard à Guéret
L'entreprise Micard à Guéret - google street

Dès aujourd'hui, le confinement et le COVID-19 plonge certaines entreprises dans de grandes difficultés. La situation est par exemple catastrophique pour les secteurs du tourisme, de l'événementiel, de la culture, de la restauration et des bars etc. Mais d'autres secteurs sont moins touchés, pour le moment. Essentiellement, les secteurs de première nécessité -qui continuent à tourner - et leurs fournisseurs. 

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C'est le cas par exemple de l'entreprise limousine Micard, qui vend des machines agricoles et de motoculture. Micard emploie 70 salariés sur 5 sites : Guéret, Montluçon, Aubusson, Bellac et Pierre-Buffière. 

Le magasin de motoculture de Micard à Guéret est fermé. Même si l'entreprise gère toujours les appels et peux préparer des commandes, l'activité a fortement diminué. Par contre, les ventes de machines agricoles se maintiennent

L'entreprise tient le choc, mais le futur inquiète

Le début du confinement a été un peu complexe à gérer, comme souvent, le temps de trouver une organisation. Aujourd'hui les 3/4 des 70 salariés de Micard travaillent. Parfois à la maison, parfois sur site. Les commerciaux avaient par exemple au début la consigne de télétravailler, consigne qui s'est ensuite assouplie. Les commerciaux retournent ainsi au bureau pour prendre des documents ou pour finaliser une vente. 

Le patron, Philippe Micard assure donc que pour le moment son entreprise "tient le choc". Le questionnement porte en revanche sur les mois à venir : "on a de fortes inquiétudes à moyen terme parce qu'on ne voit pas vraiment comment on va se sortir de la situation. Quand on arrivera à juin-juillet, on aura une autre vision des choses. C'est à ce moment qu'il y aura beaucoup de problèmes à traiter"

Dans le cas de Micard, les inquiétudes portent par exemple sur une éventuelle baisse des revenus des agriculteurs, qui entraînerait une baisse de leur pouvoir d'achat et donc une perte de chiffre d'affaire pour l'entreprise. Mais pour le patron, impossible de savoir de quoi demain sera fait : "on continue à travailler et on va essayer de s'adapter au fur et à mesure des événements"

Des aides de l'Etat satisfaisantes

Quand aux aides mises en place par le gouvernement pour aider les entreprises à traverser la tempête, Philippe Micard en est pour sa part satisfait. S'il n'a pas eu besoin de placer beaucoup de salariés en chômage partiel - seuls les apprentis, mineurs, l'ont été - la garantie des prêts aux entreprises par l'Etat a été bien gérée selon lui : "faut reconnaître qu'ils ont été d'une réactivité formidable car on a au moins l'assurance que côté trésorerie on va passer le cap [...]. Il y a eu une réaction très très très rapide pour éviter qu'il y ait de la casse très vite. Il y a eu une réactivité très forte et très rapide"

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