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Économie – Social

Allier : la grève se poursuit chez Adisseo, usine classée Seveso seuil haut à Commentry

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

Depuis quinze jours, les salariés de l'usine classée Seveso seuil haut Adisseo de Commentry, sont en grève à l'appel de la CGT, contre des suppressions de postes qui menaceraient, selon eux, la sécurité de l'usine. Ils se sont rassemblés ce vendredi.

Des salariés de l'usine Adisseo se rassemblent contre les suppressions de postes
Des salariés de l'usine Adisseo se rassemblent contre les suppressions de postes © Radio France - Tristan Barraux

Commentry, France

"Circulez... y'a rien à voir". Voilà comment le syndicat CGT de l'usine Adisseo de Commentry, résume sur un tract la rencontre avec la direction, ce jeudi. "Ils ne comprennent pas pourquoi on s'inquiète pour neuf postes", lance Eric Manoury de la CGT, devant la cinquantaine de salariés venue se rassembler devant le poste de garde de l'usine, ce vendredi. 

Des pompiers en moins

Les salariés se mobilisent depuis quinze jours contre le projet de la direction, de réorganiser la sécurité. Au total cinq postes de pompiers permanents seraient supprimés, alors que l'usine est classée Seveso seuil haut. "On a en charge tout ce qui est surveillance, ouverture de chantier, prévention et intervention", détaille Eric Tullat un des pompiers permanent. 

Aujourd'hui, 25 pompiers travaillent sur ce site, par équipe de cinq. Après le plan, il y en aurait un en moins par équipe."Il y aura des conséquences sur les interventions, ça nous mettra en danger, on aura plus de difficultés. On fait aussi beaucoup de prévention, avec une personne en moins ce rôle là sera minimisé", déplore-t-il.

Une banderolle accrochée devant l'usine  - Radio France
Une banderolle accrochée devant l'usine © Radio France - Tristan Barraux

Ce même plan prévoit aussi l'externalisation du poste de garde. Un poste-clé pour Alain Passat, retraité de cette usine qui était très actif à la CGT. "Ce poste là sert à placer les salariés qui ont des problèmes de santé, qui ne peuvent plus faire les "cinq huit" par exemple. Alors si on externalise ce poste là, avec des gens qui ne connaissent pas l'entreprise...", soupire-t-il.

Réaction de la direction 

De son côté, la direction justifie la nouvelle stratégie. "Le nouveau dispositif prévoit une brigade de 20 pompiers répartis en cinq équipes de quatre présentes 24/24 et 7 jours sur 7, renforcées par deux pompiers en horaire alterné couvrant en semaine la plage 5H- 21H, encadrée par un supérieur hiérarchique, lui même pompier." Selon eux, ce changement _"garantit exactement la même capacité d’intervention"_

Quant à l'externalisation du poste de garde : "Son personnel sera hautement qualifié pour assurer cette mission, permettant de professionnaliser cette activité-clé pour la sûreté du site."

Après la catastrophe Lubrizol à Rouen, les syndicats ont envoyé une lettre ouverte à la préfète de l'Allier Marie-Françoise Lecaillon, et aux élus locaux pour demander l'organisation d'une table ronde. "Le but est de trouver des solutions rapidement pour sortir du conflit", conclut Eric Manoury. La préfecture donnera une réponse d'ici mercredi prochain. D'ici là, la grève continue. 

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