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Commerces, parkings, logements : Pierre Hurmic revoit le projet de la Rue Bordelaise

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Par , France Bleu Gironde

La Rue Bordelaise n'est pas enterrée mais le projet ne sera plus celui imaginé par l'ancienne majorité à la mairie de Bordeaux. Cet axe qui doit relier la gare Saint-Jean à la Garonne n'avait pas les faveurs du nouveau maire. Faute de pouvoir l'annuler, Pierre Hurmic revoit donc la copie.

La société Apsys a proposé en 2015 la création d’un îlot de ville à tonalité commerciale autour d’une rue d’environ 600m de long et 20m de large, reliant la gare Saint-Jean à la Garonne. Le projet a été revu par Pierre Hurmic.
La société Apsys a proposé en 2015 la création d’un îlot de ville à tonalité commerciale autour d’une rue d’environ 600m de long et 20m de large, reliant la gare Saint-Jean à la Garonne. Le projet a été revu par Pierre Hurmic. - Apsys-Maison Edouard Laurent.

Le projet de la Rue Bordelaise, reliant la gare Saint-Jean à la Garonne, verra bien le jour d'ici 2028. Une rue de 600 mètres de long, 20 mètres de large et principalement commerçante. Le nouveau maire écologiste de Bordeaux, qui s'était pourtant prononcé contre, n'a pas pu l'annuler. Il a donc choisi de le modifier et il a présenté les avancées qu'il considère "positives" ce mercredi.

L’Etablissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique, présidé par Pierre Hurmic, doit donc désormais modifier le protocole qui le lie au promoteur Apsys. Ce dernier a engagé 450 millions d'euros dans ce projet qui s'élève à 500 millions d'euros. La Rue Bordelaise devrait également bientôt changer de nom. Que prévoit la nouvelle copie ? Explications avec Pierre Hurmic.

France Bleu : Le projet de la Rue Bordelaise n'est donc pas abandonné, mais modifié. Vous étiez pourtant contre, pourquoi ne pas tout arrêter ?

Pierre Hurmic : "Il a été totalement revisité, dans la limite des possibilités juridiques et contractuelles. Il était matériellement impossible de renoncer à ce projet. C'est un investissement de 500 millions d'euros pour Bordeaux. Si on abandonnait, c'était renoncer au percement de cette rue et surtout cela nous obligeait à dédommager l'opérateur privé qui s'est déjà engagé dans cette opération. On a fait chiffrer combien coûterait aux partenaires publics que nous sommes, le renoncement à ce projet : au minimum 100 millions d'euros. Nous avons hérité d'une situation, avec une décision qui a été prise à la veille du premier tour des élections municipales, qui assurait le caractère irréversible de ce projet. Ce qui est regrettable. Nous avons donc décidé de le revisiter. Je considère qu'on a placé ce projet sous une nouvelle trajectoire qui nous paraît plus conforme à ce qu'est l'avenir du commerce. Au fond on a obtenu un certain nombre de contre-pouvoirs ou de garde-fous."

Il y a donc des modifications. Qu'est-ce que vous gardez et qu'est-ce qui change ? 

"Il reste le principe de la rue, cette percée piétonne entre la gare et les quais, au niveau du château Descas. Il reste une programmation commerciale importante. Mais on a réussi à la modifier avec 1.000 à 2.000 m² de commerces remplacés par des locaux dédiés à l’économie sociale et solidaire. Nous avons aussi obtenu la diminution du nombre de places de de stationnement (500 places contre 1.000 initiales). Il y aura également 50% de logements en plus (passage de 4.000 m² à 6.200 m² dont 35% de logements sociaux) ou encore 1.200 m² de fermes et jardins associatifs, en prolongeant les quais bordelais par un parc nourricier. Surtout, nous avons obtenu une élasticité du projet car nous allons créer un comité des enseignes qui permettra une discussion permanente entre le promoteur et les commerçants bordelais, à travers la Chambre de Commerce et d'Industrie mais aussi la Chambre des Métiers et de l'Artisanat et les collectivités locales qui sont concernées. Ce comité des enseignes donnera son avis sur les perspectives commerciales d'ici 2028, puisque le projet va se réaliser en 2027/2028. Il faut se doter d'un certain nombre de structures qui vont faire en sorte que les enseignes qui seront dans cette rue correspondent le plus possible aux perspectives d'évolution du commerce."

Qui aura le dernier mot concernant les enseignes commerciales ? 

"Ce sera le promoteur, c'est lui qui reste le propriétaire. Mais il a accepté de s'entourer de ce comité et je ne le vois pas se mettre à dos un comité qui lui dira de façon très ferme : 'Nous ne voulons pas de telle enseigne parce qu'elle concurrence trop le commerce dans le centre ville'. Ce sera justement tout le travail de ce comité et s'il existe, c'est pour se faire entendre."

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