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Confinement : 150 tonnes de truites invendues attendent dans les bassins du Grand Est

C'est une filière qui souffre aussi du confinement, le secteur de l'aquaculture dans le Grand Est est à l'arrêt depuis le début du confinement. Les poissons n'ont pas été lâchés dans les cours d'eau pour la pêche et attendent dans les bassins. La surproduction atteint près de 150 tonnes.

Pisciculture poissons truites
Pisciculture poissons truites © Radio France - Isabelle Baudriller

C'est une filière elle aussi à l’arrêt : la filière aquacole. La trentaine d’élevages de salmonidés, de truites notamment, du Grand Est ne vendent quasiment plus rien depuis le début du confinement. Le chiffre d’affaires de la filière devrait chuter de 96% au mois d’avril, selon la filière aquacole du Grand Est.

Les consommateurs n'achètent plus

Pour cause, de nombreux rayons poissons sont fermés dans les supermarchés car la demande des consommateurs n’est pas là. Même manque à gagner pour ceux qui travaillaient pour la restauration. Mais surtout, les lâchers de poissons pour la pêche de loisirs n’ont pas pu avoir lieu partout en début de saison et les professionnels se retrouvent avec des poissons sur les bras, explique Yannick Jouan, conseiller pour la filière aquacole du Grand Est, basée à Boismont en Meurthe-et-Moselle : 

"En fin d'hiver, certains cours d'eau étaient en cru, beaucoup d'associations de pêche ont décidé de reporter leurs alevinages en attendant la baisse des cours d'eau. Quand les niveaux étaient corrects, on ne pouvait plus faire les alevinages à cause du confinement."

Le niveau d'eau baisse

Ce sont donc environ 150 tonnes de poissons (sur une production annuelle proche de 1.000 tonnes) qui restent dans les bassins des producteurs avec une météo défavorable : 

"Il n'a pas plu une goutte d'eau depuis début mars. D'un côté, le nombre et la grosseur des poissons augmentent dans les bassins et de l'autre, il y a de moins en moins d'eau et ça risque de causer de gros soucis."

Le risque de surmortalité est réel si la situation venait à se prolonger. La filière compte sur le début du déconfinement pour se relancer avec peut-être une envie des pêcheurs de retourner sur les bords des parcours de pêche. Est-ce que ce sera possible ? Les habitants du Grand Est auront-ils la tête à pêcher ? Pour l'instant, personne n'a de réponse.

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