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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : le retour en force des commerces alimentaires de proximité

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Par , France Bleu Occitanie

Pour s'alimenter pendant le confinement, les Français se rapprochent des commerces près de chez eux, avec ou sans livraison. Primeurs, bouchers ou autres poissonniers l'ont constaté depuis une quinzaine de jours. Certains ont doublé leurs chiffres d'affaires.

Les commerces de proximité s'adaptent à cette nouvelle demande.
Les commerces de proximité s'adaptent à cette nouvelle demande. © Maxppp - Giacomo Italiano

Ils n’auraient pas forcément cru ça au début de la crise du Coronavirus, mais les commerces alimentaires de proximité s’en sortent plutôt bien, voire très bien depuis une quinzaine de jours. Alors que les supermarchés ont été pris d'assaut dès l'annonce du confinement, à la mi-mars, pour des "réflexes de guerre", et des achats parfois démesurés de farine, pâtes et oeufs, les Français se sont désormais orientés vers davantage de produits frais, de qualité.

Il faut dire qu'avec l'obligation de rester chez eux, ils se retrouvent avec un repas de plus à préparer : celui de midi, pris d'habitude par les travailleurs au restaurant, ou à la cantine d'entreprise. Et pour cuisiner, les Français font souvent au plus simple, au plus rapide, au plus près de chez eux, et redécouvrent les commerces de proximité. Le boucher, le poissonnier, le primeur du coin de la rue.

"Plus de monde" dans les magasins

Clairement, ces derniers temps, "il y a plus de monde" dans les magasins estime Eric Fabre, primeur à Muret (Haute-Garonne), au sud de Toulouse, et président national de l’UMAP (Union des métiers alimentaires de proximité). Le Muretain remarque que le gain d'activité est particulièrement notable depuis une quinzaine de jours, après l'annonce par Emmanuel Macron d'un rallongement du confinement au moins jusqu'au 11 mai.

Un chiffre d'affaires multiplié entre 1,5 et 2

Ce lundi 27 avril, dans la matinée, il a d'ailleurs fait le point avec plusieurs de ses confrères dans toute la France, et les tendances sont très bonnes : certains ont doublé leur chiffre d'affaires en magasins. "Un chiffre d'affaires multiplié entre 1,5 et 2" précise Eric Fabre, pour qui ces résultats sont aussi bien dûs aux courses en magasin qu'aux livraisons à domicile ("pas des moindres" selon lui), et à une amplitude horaire élargie.

Face aux files d'attente qui s'allongent, et qui sont plus visibles à l'extérieur des boutiques, avec la distanciation sociale, les commerçants s'organisent. Eric Fabre ouvre ainsi une heure de plus le matin, de 8h30 à 13h, pour permettre une meilleure fluidité. Ces commerçants de proximité profitent aussi du fonctionnement aléatoire des marchés de plein vent, interdits ou non selon les endroits.

L'envie de bonnes choses

Mais pour Eric Fabre, le gain d'activité du secteur est aussi dû au choix de qualité fait par les Français : "dans ces temps là, on a envie de manger des choses qui ont du goût (...) Acheter du bon, acheter de la qualité. Moi en plus, je mets un accent fort sur les produits d'Occitanie, (...) et c'est intéressant que le consommateur mange du produit local". Il s'approvisionne essentiellement au Grand Marché de Toulouse (Marché d'Intérêt National).

Dans ces temps là, on a envie de manger des choses qui ont du goût

L'intérêt des consommateurs pour les productions locales n'est pas nouvelle selon ce Meilleur Ouvrier de France 2018, mais il s'accentue avec la crise du Covid-19 : "les gens y étaient sensibles avant, et ils y sont d'autant plus sensibles maintenant, parce qu'ils ont le temps de s'en préoccuper, de se poser des questions, et les bonnes questions".

Eric Fabre : "Dans ces temps là, on a envie de manger des choses qui ont du goût"

Mais ce retour aux commerces de proximité est-il éphémère avec le confinement, ou est-ce un mouvement de fond ? "Je pense qu'il en restera quelque chose. Parce qu'il y a quand même pas mal de consommateurs qui nous ont découvert, nos métiers, nos connaissances des produits, et nos conseils culinaires. Je pense qu'il en restera quelque chose, du moins j'espère !"

Garder la convivialité malgré le contexte

Et puis ce qui fait la différence, c'est peut-être aussi le sourire du commerçant. "Le côté humain, on essaie de le conserver", malgré le contexte, malgré les masques, malgré la distanciation sociale, promet Eric Fabre. "On peut parler aux gens, même si on reste derrière sa caisse et derrière le plexiglass".

"On tâche de garder cette convivialité. On est souvent la seule personne que certains clients voient dans la journée. Donc c'est important qu'on ait ce relationnel là ! On ne va pas nous l'enlever".

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