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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : entre annulations et bons moments chez les coiffeurs du Mans

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Par , France Bleu Maine

Les coiffeurs sont considérés comme commerces essentiels pour le troisième confinement. Ils sont donc autorisés à ouvrir. Au Mans, ce n'est pas une bonne opération pour tout le monde.

Margaux Barbier continue d'accueillir une bonne partie de sa clientèle. La patronne de Margaux coiffure, au Mans, a néanmoins perdu 20% de rendez-vous depuis le début du troisième confinement.
Margaux Barbier continue d'accueillir une bonne partie de sa clientèle. La patronne de Margaux coiffure, au Mans, a néanmoins perdu 20% de rendez-vous depuis le début du troisième confinement. © Radio France - Clémentine Sabrié

Les attentats capillaires ne sont pas tolérés pendant ce troisième confinement, car les coiffeurs sont autorisés à ouvrir. En effet, ils sont classés comme commerce essentiel, donc les clients peuvent aller se faire une coupe jusqu'à 30 kilomètres de chez eux.

Les petites mamies ne veulent pas prendre de risque

Malice coiffure, rue Saint-Aubin, au Mans, accueille les clientes au compte-goutte, samedi 17 avril 2021. "C'est calme", commente Charlène, une coiffeuse. Entre le télétravail et les enfants à garder, le salon a eu environ 20% d'annulations. "Un samedi normal, on ne désemplit pas", souligne la coiffeuse. "Les gens ont peur de la limite de 30 kilomètres, surtout les petites mamies qui ne veulent pas prendre de risque."

Du ménage et du chômage partiel

Avec le couvre-feu à 18h pendant plusieurs semaines, les salariées du salon doivent rattraper des heures de travail. Même sans cliente, leur présence chez Malice coiffure est requise. "On fait du gros ménage, les salon est très propre, et on se coiffe entre nous", explique Charlène.

Malice coiffure a affiché un panneau pour bien signaler aux clients que le salon est ouvert.
Malice coiffure a affiché un panneau pour bien signaler aux clients que le salon est ouvert. © Radio France - Clémentine Sabrié

Chez Jacques Dessange, place de la République, le patron, David Evrard, a fait le choix de mettre quelques salariés en chômage partiel. Au lieu de sept, ils ne sont que cinq à travailler, ce samedi. Avec la franchise, la clientèle du salon vient de toute la Sarthe et même au delà. "On a des clientes qui ont annulé leur rendez-vous parce qu'il y avait trop de kilomètres à faire", précise David Evrard.

Pour combler la perte de 20% de son chiffre d'affaire, le coiffeur a mis en place un système de réservation par internet. David Evrard espère ainsi attirer une nouvelle clientèle, plus jeune et plus urbaine.

Une clientèle plus fidèle en centre-ville

A Intermède, avenue François Mitterrand, très peu d’annulations à déplorer. "On a eu des questions de la part des clientes, on les a rassurées en leur expliquant qu'on est un commerce essentiel accessible à 30 kilomètres du domicile", raconte Cyril Colin, le patron. Le salon ne désemplit pas, ce samedi, sans dépasser la jauge de onze clients.

Etre bien accueillie et se faire chouchouter

Margaux Barbier s'occupe de deux clientes en même temps dans son salon de la rue de la Paille. Sylvie est venue faire une retouche sur ses racines. "On est tellement isolés les uns des autres, je suis en télétravail toute la semaine, c'est bien de retrouver du lien social, discuter, d'être bien accueillie et de se faire chouchouter", détaille la cliente qui vient chez Margaux coiffure depuis des années. Le salon a perdu environ 20% de rendez-vous depuis le début du troisième confinement.

Comme Margaux Barbier a des clientes qui habitent en dehors du Mans, mais travaillent en centre-ville, elle leur réserve son créneau entre 12h et 14h. Elles peuvent donc venir se faire couper les cheveux pendant leur pause déjeuner.

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