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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : horticulteurs et pépiniéristes appellent à l'aide en Auvergne-Rhône-Alpes

Le début du printemps est habituellement une période faste pour les horticulteurs et pépiniéristes, mais le confinement change tout : ils appellent à l'aide face à des difficultés importantes, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes.

Arbres prêts à êtres plantés
Arbres prêts à êtres plantés © Radio France - Martine Bréson

Avec les mesures de confinement et de fermetures de commerces adoptées en France pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, les horticulteurs et pépiniéristes sont parmi les agriculteurs qui souffrent. Selon le site internet de la Fédération nationale des producteurs de l'horticulture et des pépinières (FNPHP) Auvergne Rhône-Alpes et la première région de France en terme d'exploitations, 486, qui représentent près de 2.600 emplois équivalents temps pleins. 

Habituellement elles sont en plein "boum" en cette période. "Chez les pépiniéristes c'est 40% à 50% du chiffre d'affaire qui se fait du 15 mars au 15 mai et en horticulture c'est entre 60% et 80%" explique Dominique Bonnardon, pépiniériste à La-Côte-Saint-André et président pour l'Isère, la Drôme et l'Ardèche de la FNPHP.

Et quand l'activité redémarrera, il sera peut-être trop tard...

"En ce qui concerne les pépiniéristes, détail Dominique Bonnardon, le problème c'est que tous les chantiers sont arrêtés, donc ils ont des stocks de végétaux qu'ils ne peuvent pas commercialiser et les chantiers pour la plupart sont repoussés à l'automne. En plus, cette année, on a eu une végétation plutôt précoce donc, même en fin de confinement ça risque d'être trop tard".

Chez les horticulteurs, c'est la fermeture des commerces "non essentiels" qui pose problème. "Les horticulteurs ne peuvent pas vendre aux particuliers, explique celui qui est aussi vice-président de la FNPHP au niveau Auvergne Rhône-Alpes, seule la grande distribution (qui vend aussi des produits alimentaires) peut vendre des produits horticoles et potagers et ce sont souvent des végétaux qui viennent de l'étranger".

Dominique Bonnardon, président de la FNPHP (pépinières et horticulture) en Isère, Drôme et Ardèche

Dérogation pour du "drive" et acomptes sur les chantiers?

Face à cette situation, ces professions se démènent actuellement pour tenter d'obtenir de l'état et des préfets l'autorisation d'installer des "drives" chez les producteurs et de pouvoir livrer des commandes passées par internet ou par téléphone.

Dominique Bonnardon appelle également à la rescousse le Conseil départemental de l'Isère et la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui est invitée à transformer en "plan d'aide à la subsistance des exploitations" son actuel "plan filière d'aide aux investissements". Pour les pépiniéristes il faudrait, selon Dominique Boannardon, "que des acomptes puissent être versés aux paysagistes" concernant les chantiers "publics et privés en cours" de manière à ce qu'ils puissent "le reverser aux pépiniéristes". 

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