Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : l'esthéticienne travaille à l'abattoir pour payer les charges de son institut

A Saint-Brieuc dans les Côtes-d'Armor, une esthéticienne a décidé de travailler à l'usine en attendant la réouverture de son institut de beauté, fermé car dans la liste des commerces "non essentiels".

Malvina Tréfine est partie travailler dans un abattoir en attendant de pouvoir rouvrir les portes de son institut de beauté
Malvina Tréfine est partie travailler dans un abattoir en attendant de pouvoir rouvrir les portes de son institut de beauté © Radio France - Johan Moison

Malvina Tréfine, 27 ans, a ouvert un institut de beauté il y a près de trois ans, dans le quartier Robien à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Problème : ces entreprises ne sont pas considérées comme des commerces essentiels et sont donc fermés depuis la fin octobre à cause de l'épidémie de coronavirus. Dès le lendemain de l'annonce du reconfinement, elle est donc partie s'inscrire dans une agence d'intérim. 

Après les annonces d'Emmanuel Macron, j'ai réfléchi toute la nuit et le matin ma décision de travailler à l'usine était prise, se remémore Malvina. 

ECOUTEZ - Une esthéticienne part travailler à l'abattoir pour payer les charges de son institut de beauté

Travailler pour payer les charges

Inscrite dans l'agence d'intérim le jeudi 29 octobre, Malvina décroche une mission deux jours plus tard. Une mission de deux semaines à l'abattoir de la Cooperl à Lamballe, dans les Côtes-d'Armor. "Je savais que ce serait dans l'agroalimentaire car c'était le seul secteur où je pouvais travailler rapidement." L'objectif de l'esthéticienne est clair : travailler pour pouvoir payer les charges du mois de novembre. "Au premier confinement, j'avais eu des aides mais elles ne permettaient pas de payer toutes mes charges fixes et mes fournisseurs", précise Malvina. 

Donc, pour ne pas me retrouver dans le rouge, j'ai préféré travailler, régler toutes mes charges en temps et en heure et ne pas les repousser à plus tard.

Pas de maquillage, pas de bijoux

Combinaison, bandeaux, bottes, gants, charlotte, pas de maquillage, pas de bijoux... Evidemment, l'univers bruyant de l'abattoir tranche avec l'ambiance feutrée de l'institut de beauté mais la jeune esthéticienne ne regrette pas son choix. "C'est une nouvelle aventure enrichissante, j'ai découvert un autre monde avec des gens très sympas."

En attendant la réouverture de son commerce, Malvina Tréfine prépare aussi les coffrets ou cartes cadeaux que ses clientes commandent sur  sa page Facebook pour Noël.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess