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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "la boule au ventre", des salariés de l'usine Howmet ont repris le travail dans la Sarthe

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Par , France Bleu Maine

Malgré les réticences des syndicats, la plupart des salariés de l'usine Howmet à Saint-Cosme-en-Vairais ont repris le travail cette semaine. La direction de ce sous-traitant aéronautique a mis en place d'importants dispositifs sanitaires et invoquerait des impératifs économiques.

Les salariés du sous-traitant aéronautique ont repris le travail cette semaine malgré la poursuite du confinement
Les salariés du sous-traitant aéronautique ont repris le travail cette semaine malgré la poursuite du confinement © Maxppp - BONNAUD GUILLAUME

Certaines usines restent ouvertes pendant le confinement. C’est le cas du sous-traitant Howmet de Saint-Cosme-en-Vairais dans la Sarthe. Depuis lundi, environ 450 salariés sur les 650 que compte l'usine, ont repris le travail.

Le site fabrique des fixations mécaniques (écrous, vis, boulons) notamment pour Airbus. Il a été fermé pendant quinze jours en raison de cas suspects de Covid-19 et a rouvert ses portes cette semaine. 

L’intersyndicale aurait préféré attendre un peu. "Certains salariés vont travailler la boule au ventre et craignent de contaminer leur famille. Ils ne comprennent pas qu'on reprenne le travail alors que le pic de l'épidémie est encore attendu et que les conditions de confinement se durcissent", souligne Jérémy Joubert, délégué CGT.

Des masques, du gel et des horaires décalés

La direction a mis en place des mesures sanitaires conséquentes. Des masques et du gel hydroalcoolique sont à disposition, les horaires de pauses sont décalés et les lieux de rassemblement comme les vestiaires sont fermés. 

Pour autant, Arconic, le groupe américain, qui détient l’usine, verrouille sa communication et refuse toute interview. Ce sont des impératifs économiques qui pousseraient la direction à rouvrir le site, affirme José Barata, de la CGT : "Il ne faut pas oublier qu'en juin dernier, l'usine a subi un très grave incendie qui a ravagé plus de 1.000 mètres carré. Donc effectivement, aujourd'hui on émerge à peine économiquement. L'autre facteur, c'est Airbus qui commence à faire pression pour faire tourner l'ensemble de son panel de fournisseurs et sous-traitants.

Vos plus-values d'aujourd'hui, seront les cercueils de demain

Pour le syndicaliste, ces arguments ne sont pas valables en ces temps d’épidémie. Dans une lettre adressée aux dirigeants du groupe, l'intersyndicale appelle à plus d’humanisme avec cette mise en garde : " Vos plus-values d’aujourd’hui, seront les cercueils de demain".

L'an dernier, le groupe américain Arconic qui détient l’usine de Saint-Cosme-en-Vairais a généré 14 milliards de revenus.

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