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Confinement : à Toulouse, des commerces accaparés par leur activité de relais colis

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Par , France Bleu Occitanie

Avec le confinement, le trafic des colis explose à Toulouse, et les boutiques relais se retrouvent à devoir gérer un afflux très important. Une activité souvent bienvenue, voire parfois servant à la survie des commerçants, mais qui fait passer au second plan leur métier principal.

Les colis vont du sol au plafond dans le petit local de Jean-Marc Auville, peintre en bâtiment à Toulouse
Les colis vont du sol au plafond dans le petit local de Jean-Marc Auville, peintre en bâtiment à Toulouse © Radio France - Flore Catala

Depuis le confinement, et avec l'arrivée des fêtes de fin d'année, de plus en plus de longues files d'attente se forment devant de petites boutiques siglées "Relais colis", "Ups", ou "Mondial Relay". A cause de la crise sanitaire, le trafic des colis explose avec les commandes par internet, et le bal des paquets s'accélère, si bien que pour certains commerces relais, la gestion des colis prend le pas sur l'activité principale.

L'activité principale au second plan

C'est le cas par exemple pour une petite station service de l'avenue Jean Chaubet, à Toulouse. Les clients ne se pressent plus pour venir chercher de l'essence, mais bien pour déposer ou récupérer des paquets

"On donne plus de colis que de carburant finalement." - Stéfan, opérateur en station-service.

Le trafic des colis a été multiplié par trois depuis le confinement. "Ça prend tellement d'ampleur, qu'on donne plus de colis aux clients que du carburant finalement" constate Stéfan, opérateur de caisse dans la station-service. Derrière son comptoir, il y a  peu de place, et les paquets s'entassent. Une situation parfois difficile à gérer. "C'est dur de tenir le rythme. Avant j'étais simple caissier et opérateur de station-service, maintenant je deviens distributeur de colis"

Le relais colis comme activité de survie

A quelques kilomètres de là, quartier Saint-Agne, une file d'attente se forme sur le trottoir devant le petit local de Jean-Marc Auville, peintre en bâtiment à Toulouse. Mais parmi les clients qui attendent dehors, personne ne vient faire un devis de peinture. Tous patientent pour déposer ou récupérer un colis.

"C'est ça ou la mort, et la mort on n'en veut pas." - Jean-Marc Auville, peintre en bâtiment

A l'intérieur du local, il y a des paquets du sol au plafond, des cartons de toutes les tailles et de toutes les formes. "Mon activité principale maintenant c'est bien plus livrer les colis que de faire de la peinture" explique Jean-Marc Auville, qui ne décroche presque plus aucun chantier depuis la crise sanitaire. "C'est ça ou la mort, et la mort on veut pas. Pas tout de suite. On fait ça pour survivre, sinon on mettait la clé sous la porte"

Grâce au confinement et aux périodes des fêtes qui approchent, l'activité est soutenue, avec de nombreux colis à gérer, étiqueter, trier et distribuer chaque jour. Mais malgré tout ce travail, le relais colis rapporte peu. "Un colis c'est en moyenne huit centimes donc il faut en faire beaucoup pour faire du chiffre" explique le peintre en bâtiment, en partenariat avec Mondial Relay, en ajoutant qu'il a juste de quoi payer sa salariés et son apprentie. Lui vit d'aides. "On n'arrive même pas à couvrir le loyer d'ici. C'est l'enfer. Et puis on voit les dettes s'empiler, c'est un peu chaud quoi"

Mondial Relay précise, de son côté, que le montant des indemnités de colis varient entre 30 centimes et 1 euro, en fonction du poids. La société ajoute également que ces indemnités ont été doublées durant tout le confinement pour les commerçants qui ont pu rester ouverts.

Quelques commerçants s'accrochent tout de même à cette activité tant qu'elle marche bien. Mais pour ce qui est de l'après, Jean-Marc Auville, qui vit au jour le jour, préfère répéter à l'envie "on verra bien".

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