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Dossier : Coronavirus

Confinement : le travail temporaire frappé de plein fouet en Bourgogne-Franche-Comté

A l’image d’autres secteurs de l’économie, l’intérim traverse une situation sans précédent. La baisse d’activité est de 75%. La demande dans l’agroalimentaire et la santé permet juste au travail temporaire de ne pas être complètement stopper.

L'activité des agences d'intérim a baissé brutalement de 75% en France dés le début du confinement.
L'activité des agences d'intérim a baissé brutalement de 75% en France dés le début du confinement. © Maxppp - Sebastien JARRY

Les 646 agences d'intérim de Bourgogne-Franche-Comté tournent au ralenti, avec parfois une demande en chute de 90 %. Quelques secteurs se maintiennent mais cela ne compense pas du tout le manque à gagner généré par l’arrêt brutal des autres. "Les secteurs où on a toujours du travail, c’est la santé, la grande distribution et l’agroalimentaire" explique Patrick Tuphé, président de Prism'emploi Bourgogne-Franche-Comté, l’organisation des professionnels de l’intérim et du recrutement. 

Un effondrement pire que lors de la crise financière de 2008

"Dans Le bâtiment, c’est la catastrophe parce qu’ils ont tout arrêté" poursuit-il, "quant à l’industrie, il y a une chute de l’activité avec notamment les poids lourds comme PSA qui ont arrêté totalement". Cette crise est sans précédent et elle aura des répercussions importantes : « pour donner une petite idée» conclu Patrick Tuphé, "en novembre 2008, l’intérim a connu une baisse énorme qui a eu de lourdes conséquences: c’était 28% de baisse, là on est a 75 ".

De l'activité dans  l'agroalimentaire

Dans l’Yonne,  le constat est le même,  seules les entreprises de l’agro alimentaire se tournent encore vers les agences d’intérim,  elles ont ponctuellement besoin de main d’œuvre pour pallier des absences et répondre à la demande. "Il y a des absences liées aux problèmes de garde d’enfants" explique Sylvie Sidou, dirigeante des agences Déclic Emploi, à Sens et Joigny (Yonne), "ces  entreprises ont aussi des salariés qui ne viennent plus travailler parce qu’ils sont à risque par rapport au Coronavirus".

Des contrats courts

Ces entreprises de l’agroalimentaire font aussi appel à des intérimaires parce que la demande est plus forte, mais pour des contrats courts : "Généralement, ce sont des contrats à la semaine. Les entreprises n’ont pas assez de visibilité pour s’engager plus longtemps", précise Sylvie Sidou. A défaut d’avoir du travail à proposer à leurs intérimaires, les agences  gardent le contact avec eux pour tenter de les accompagner le mieux possible dans cette période angoissante pour tout le monde. 

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