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Dossier : Coronavirus

Confinement : 95% des fleuristes partiellement ou totalement à l'arrêt

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
France

Conséquence du confinement : les fleuristes ont vu considérablement baisser leur chiffre d'affaires depuis deux semaines et redoutent des conséquences catastrophiques même au-delà de la période d'épidémie. 95% d'entre eux sont partiellement ou totalement à l’arrêt.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Shadi Hatem / apaimages

Cascade d'événements professionnels annulés, réunions familiales en suspens, célébrations à huis clos : les fleuristes ont vu baisser leur chiffre d'affaires rapidement dès le début du confinement. Ils redoutent que l'épidémie survive au retour des beaux jours et leur cortège de mariages, essentiels pour leur activité. "Notre activité est très liée aux relations sociales : moins il y a de relations sociales, moins il y a d'activité" reconnait Florent Moreau, président de la Fédération française des artisans fleuristes, invité de la matinale de France Bleu ce mardi.

95% des fleuristes sont partiellement ou totalement à l’arrêt. Certains continuent d’exécuter des commandes et des livraisons, "car il est toujours possible de passer commande de fleurs, mais ils sont confrontés à de grosses difficultés d’approvisionnement",  indique Florent Moreau.

Avant de fermer leurs commerces le 15 mars, mesure imposée par le gouvernement face à l'épidémie de coronavirus, la plupart des fleuristes ont offert "très spontanément leurs fleurs à leurs clients, aux passants. Ils en ont également distribué dans les maisons de retraite et dans les hôpitaux pour les soignants" explique le président de la FFAF.

Quant à aller "donner un coup de main aux agriculteurs", comme le demande Didier Guillaume le ministre de l'Agriculture, Florent Moreau répond "pourquoi pas !?".

Les inquiétudes portent maintenant sur le maintien des rassemblements familiaux du printemps

"Les inquiétudes portent maintenant sur le maintien des rassemblements familiaux du printemps, mariages en tête" confie Pascal Mutel, président de la chambre syndicale des fleuristes d'Ile-de-France. Crainte que confirme Jean-Christophe Conrié, directeur de la Fédération française des artisans fleuristes : "On a commencé à avoir des remontées faisant état d'annulations ou de reports".

Pascal Mutel espère que l'épidémie sera en "pente descendante" dès le 15 avril, "sinon ce sera la catastrophe". 

Un secteur déjà vacillant

Comme les autres commerces, les fleuristes ont été durement affectés par l'épisode des "Gilets jaunes" et la paralysie des transports pendant la grève contre la réforme des retraites. Certains craignent de ne pas pouvoir se relever après ce nouvel épisode de crise sanitaire.

La crise du coronavirus se greffe aux difficultés d'un secteur vacillant. Au marché de gros de Rungis, les volumes de fleurs coupées ont baissé de 7,2% en 2018 sur un an.

Avec l'épidémie, "de jour en jour, on perd du chiffre. D'ici une semaine, ça va être une catastrophe. Nous n'avons plus de clients et nos clients n'ont plus de clients. On subit une déflation totale", assure le gérant de la société Green Concept, Laurent Verrecchia : "Je crains d'arriver prochainement à 50% de chiffre d'affaires en moins". Résultat : il taille dans ses commandes et prévoit de faire venir vendredi seulement "10 à 15%" du volume habituel. Encore faut-il que les approvisionnements soient assurés. Le grossiste se fournit en grande partie dans le nord de l'Italie, mis sous cloche depuis le début du mois. "Je pense qu'on aura la marchandise, mais ce sera beaucoup plus compliqué".

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