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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : une crise inédite pour les conchyliculteurs du bassin de Thau

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Par , France Bleu Hérault

Les ostréiculteurs du bassin de Thau sont très inquiets : les circuits de distribution des huîtres et des moules sont quasiment inexistants, plus de trésorerie pour payer les employés qui préparent les récoles des prochaines années et des coquillages qui vont devenir invendables. Une crise inédite.

Les huîtres ou les moules non récoltées vont continuer de grossir et ne seront plus commercialisables
Les huîtres ou les moules non récoltées vont continuer de grossir et ne seront plus commercialisables © Maxppp - Alain Delpey

Les ostréiculteurs du Bassin de Thau (Hérault) subissent la crise de plein fouet. Les circuits de vente sont quasiment inexistants et les consommateurs achètent très peu d’huîtres. Patrice Lafont, le président du comité régional de conchyliculture, était l'invité de France Bleu ce mardi matin. 

"Les rayons marée sont les premiers impactés par les mesures de confinement et les restrictions de circulation pour les produits de la mer et les coquillages, évidemment, font partie de la chaîne de ces produits. Donc, il est très difficile de trouver des produits dans les magasins" explique Patrice Lafont. "Sur l'huître, nous sommes autour de 10% de notre activité normale et pour les autres produits, autour de 25 %. Tous les sites de productions de Méditerranée sont impactés de la même manière.

"Les coquillages sont vivants et comme tout cheptel doivent être entretenus."

Au-delà des ventes qui ne sont pas réalisées en ce moment, se pose aussi la question de la préparation des prochaines récoltes : "Les récoltes de coquillages de demain se préparent dès maintenant car les coquillages sont des animaux vivants, donc on a besoin d''entretenir ces cheptels comme tout élevage. Il faut qu'on maintienne une activité et donc de l'emploi. Mais aujourd'hui, nous ne bénéficions d'aucune aide directe pour assumer les charges d'exploitation, notamment les salaires et les charges induites. Donc, les entreprises doivent assumer toutes leurs charges, comme d'habitude, mais sans recette." 

Et puis, il y a la notion de stock. C'est du vivant qui continue à grandir dans le milieu naturel. "Ces huîtres ou ces moules ne vont pas être commercialisées, tous ces produits là vont continuer à grandir et on va se retrouver avec des produits qui sont hors calibres, non commercialisables". 

"Aujourd'hui le capital de ces entreprises il est dans l'eau pas sur les comptes en banque, donc si on perd le capital vivant, on va perdre les entreprises." 

Les ostréiculteurs sont souvent confrontés à des crises, notamment lors de la suspension préventive des récoltes lorsqu'on détecte des bactéries. Mais cette crise-là n'a rien à voir, explique Patrice Lafont. "C'est une crise qui est différente parce qu'on a aucune alternative pour la commercialisation. Quand on a des mesures de suspension préventives, on a des alternatives, il y a des protocoles de gestion. On a des stocks avec de la marchandise qui nous permet pendant les périodes de fermeture de commercialiser. On a le plus grand littoral conchylicole de France donc on peut s'approvisionner ailleurs pour pallier à ces fermetures et continuer à avoir une activité économique. Mais  aujourd'hui, il n'y a plus de rentrée d'argent dans les entreprises, donc on est dans une crise inédite." 

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